Abus en famille d'accueil: un membre de la famille nie les sévices

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Un membre de la famille de cette mère d'accueil et de son fils, accusés de sévices physiques et sexuels sur deux jeunes filles dans les années 70-80, a nié, mercredi, certaines allégations formulées par les présumées victimes.

Il s'agit en fait de la fille biologique de la mère d'accueil. Elle soutient n'avoir jamais été témoin de quelconque geste sexuel qui aurait été perpétré par son frère, ni de baisers.

Par contre, elle a admis qu'elle n'était pas toujours présente à la maison familiale au cours de la période visée par les accusations. Elle est notamment demeurée quelques années à Jonquière pour ses études.

Son frère, dont la défense est assurée par Me Simon Ricard, est accusé de viol, d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et d'agression sexuelle contre les deux soeurs plus âgées dont ses parents avaient la garde. Les gestes auraient été perpétrés à plusieurs reprises entre 1976 et 1986. Les présumées victimes avaient moins de 12 ans lorsque les abus auraient commencé.

De cette époque, la femme dit ne garder que de bons souvenirs de leur vie familiale. Elle considérait les trois filles comme ses propres soeurs. «On a eu du fun, on a voyagé. Il y avait bien de petites chicanes mais rien de plus», a-t-elle mentionné, bien qu'elle admette aujourd'hui ne plus avoir de contacts avec elles depuis leur départ de la maison familiale.

Quant aux voies de fait qui auraient été perpétrés par sa mère, elle n'a rien vu de spécial. «Sur le plan de la discipline, elles étaient traitées de la même façon que moi et mes frères», a-t-elle indiqué.

Les trois soeurs avaient pourtant indiqué dans leur témoignage que la mère d'accueil (qui est défendue par Me Mario Melançon) les humiliait, les frappait et les avait obligées à manger du savon. Selon l'une d'elles, elles étaient forcées de faire plusieurs tâches ménagères sous peine de corrections physiques et de punitions allant jusqu'à leur mettre la tête dans le bol de toilette, ce qui n'était pas le cas pour ses enfants biologiques.

Dans son témoignage devant le juge David Bouchard, la dame a déclaré avoir été étonnée par les accusations dont font l'objet sa mère et son frère. «Je tombais des nues», a-t-elle ajouté.

Plus tard, dans le cadre du contre-interrogatoire de la procureure de la Couronne Me Martine Tessier, elle a mentionné n'avoir jamais vraiment parlé de ces accusations et des gestes reprochés avec eux, et ce, même si elle les voit régulièrement. «C'était mieux ainsi pour ma santé mentale et mon énergie.»

Toutefois, en vue de son témoignage dans le cadre de ce procès, elle a par la suite pris soin de les interroger sur le contenu de la preuve afin d'en connaître les détails.

nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca

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