Saisie historique de GHB à Trois-Rivières

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'une des plus importantes saisies de GHB de l'histoire de Trois-Rivières a été réalisée par les enquêteurs de la Sécurité publique de Trois-Rivières, lundi, dans une résidence de la côte Richelieu du secteur Trois-Rivières-Ouest. En plus de cette drogue, dont le nom usuel est «drogue du viol», les policiers ont fait main basse sur une kyrielle d'autres types de stupéfiants. Deux personnes ont été arrêtées.

C'est la pharmacie complète du parfait trafiquant dont les policiers se sont rendus maîtres vers 12 h 30. Lors de la perquisition, ont été saisis des comprimés de méthamphétamine, de l'hydromorphe et du Dilaudid (deux dérivés de la morphine), de la kétamine (un hallucinogène stimulant), du haschich, une bonne quantité de GHB (issu de la famille des dépresseurs), de l'argent sonnant, ainsi que du matériel utilisé généralement à des fins de trafic de stupéfiants.

Quant au GHB, les enquêteurs ont réalisé un véritable coup de filet à inscrire dans les anales policières de Trois-Rivières. Même si la quantité exacte n'a pas été dévoilée pour l'heure, l'agente aux relations publiques à la Sécurité publique de Trois-Rivières assure qu'il s'agit là d'une prise qui frappe l'imagination.

«C'est une bonne saisie parce qu'il y a beaucoup de choses différentes. En terme de quantité, on en a déjà eu plus si on les prend séparément. Au niveau du GHB, par exemple, c'est vraiment une bonne quantité. On n'avait pas vu ça ici à Trois-Rivières.»

Notons que le GHB, qui se présente sous forme liquide, est souvent consommé de façon volontaire, cette drogue ayant la capacité de décupler les effets anesthésiants de l'alcool.

Hormis le haschich, la plupart des substances saisies lundi proviendraient de source médicale. L'un des canaux d'approvisionnement tirerait ses revenus de la revente illégale de médicaments prescrits sous de fausses représentations, l'autre de divers réseaux ayant pignon sur rue sur Internet. Dans le cas présent, la majorité des médicaments serait cependant issue du marché local.

Deux personnes ont été arrêtées en lien avec cette importante perquisition. Un homme de 40 ans, Raymond Jr Benoît, a comparu mardi matin au Palais de justice de Trois-Rivières sous des accusations de menace de causer la mort ou des lésions corporelles, trafic de stupéfiants (9 chefs) et de possession de stupéfiants en vue d'en faire le trafic (8 chefs). L'autre individu appréhendé est un homme de 37 ans qui a été libéré sous promesse de comparaître.

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