Denis Nadeau pourra en appeler de sa sentence

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Denis Nadeau

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La sentence de Denis Nadeau, ce pédophile multirécidiviste qui a été condamné à une peine de quatre ans de prison pour des crimes de pornographie juvénile, sera portée en appel.

Son avocate, Me Karine Bussière, vient en effet d'obtenir la permission d'en appeler de la sentence devant la Cour d'appel. La cause devrait être entendue le 11 décembre à Québec.

Comme motifs invoqués, elle estimait que le juge de première instance, Jacques Lacoursière, n'avait pas pris compte de la gravité objective du crime, qu'il s'était écarté de façon déraisonnable de la fourchette des peines en semblable matière et que le principe d'harmonisation des peines n'avait pas été respecté. La Cour d'appel a conclu qu'il y avait des raisons de croire que la peine pourrait effectivement être modifiée.

Rappelons que Nadeau avait plaidé coupable en décembre 2014 à des chefs de possession et accession à du matériel de pornographie juvénile. En novembre 2013, lors d'une perquisition menée à son domicile, les policiers avaient saisi une clé usb contenant 35 fichiers montrant des fillettes de 3 à 12 ans victimes d'abus sexuels avec des adultes ou d'autres fillettes.

Le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait non seulement demandé une peine de 48 mois de prison pour ces crimes mais qu'il soit également déclaré délinquant à contrôler. Me Bussière avait pour sa part suggéré une peine de quelques mois, compte tenu de sa détention préventive depuis son arrestation qui équivalait à 28 mois. Elle avait insisté sur le fait que son client n'avait pas partagé ces fichiers et que leur nombre était peu élevé.

Dans la sentence, le juge Jacques Lacoursière avait conclu que cet individu de 55 ans présentait un risque de récidive important et qu'il fallait l'encadrer à sa sortie de prison pour assurer la sécurité de la population, d'où la sentence de 48 mois de laquelle était soustrait sa détention préventive de 28 mois. Il avait également déclaré Nadeau déliquant à contrôler pour la période maximale, soit dix ans. Dans sa décision, il avait mentionné que même si le nombre de fichiers était de 35, leur contenu était particulièrement répugnant. Pour lui, un fichier est un fichier de trop.

Nadeau compte de nombreux antécédents. En 2007, il avait en effet écopé d'une peine de 12 mois pour possession de matériel pornographique juvénile, soit 8544 fichiers graphiques et 522 fichiers vidéos et neuf mois pour complot visant à commettre des attouchements sexuels sur une fillette de 12 ans. Il avait aussi été condamné à une peine de 18 mois dans la collectivité pour des agressions sexuelles commises sur deux mineures en 2005.

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