Aleris: un dossier qui coûte des millions au gouvernement

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La saga de l'ancienne usine Aleris est loin d'être terminée.

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saga de l'ancienne usine Aleris est loin d'être terminée et pourtant des millions de dollars en fonds publics y ont déjà été engloutis. Les travaux de décontamination du terrain se poursuivent, mais le ministre de l'Environnement, David Heurtel, est déterminé à faire payer la facture au propriétaire du site.

«On va poursuivre nos démarches pour s'assurer de recouvrir l'ensemble des sommes que le gouvernement a dépensé pour nettoyer le site. On poursuit les procédures. Plus de 8 millions de dollars ont été investis. C'est un dossier important de décontamination. Le travail était colossal! C'est malheureux que le gouvernement soit obligé de faire le travail de nettoyage à la place des responsables», mentionne le ministre de l'Environnement.

Quant au montant total de la facture, David Heurtel reste prudent en ne dévoilant pas d'estimation des coûts. «On fera tout ce qu'il faut pour nettoyer le site. C'est difficile de chiffrer les investissements à faire tant que le travail n'est pas complété. On peut toujours découvrir des imprévus. Je ne veux pas donner de chiffres et vous revenir dans quelques mois et vous dire qu'on a eu une mauvaise surprise et que les coûts des travaux sont plus élevés que les prévisions», précise l'élu.

L'ancienne usine Aleris est fermée depuis 2008 et les activités industrielles ont cessé définitivement le 27 février 2009. Aucune mesure appropriée de protection de l'environnement n'avait été mise en place par la direction. Les 70 ans d'activités industrielles sur le site ont contaminé les bâtiments, les sols et les eaux souterraines.

Le 30 mars de la même année Aleris faisait cession de ses biens à un syndic. Le bâtiment et le terrain ont été vendus, en novembre 2009 à la Corporation de développement TR inc. qui a également négligé de mettre en place les mesures appropriées de protection de l'environnement. Les risques ont atteint un niveau qui exigeait l'intervention du ministère de l'Environnement.

Le gouvernement a été dans l'obligation de prendre en charge tous les travaux requis pour réduire les risques. Les BPC liquides ont été éliminés. Les eaux souterraines ont été pompées en continu afin de limiter la contamination à l'intérieur du terrain.

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