Plus de 3500 $ en amendes pour avoir maltraité des animaux

Un résident de Bécancour doit faire face à la justice pénale pour avoir... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un résident de Bécancour doit faire face à la justice pénale pour avoir maltraité des animaux de ferme pendant plusieurs mois en 2014 et 2015.

Éric Auger Jacob a d'ailleurs écopé de quatre amendes de 893 $ chacune pour avoir compromis la sécurité de ses animaux de ferme en ne s'assurant pas que ceux-ci aient les soins de santé nécessaires à leur état, pour ne pas leur avoir fourni de l'eau et de la nourriture en quantité et qualité suffisantes et enfin, pour ne pas les avoir gardés dans un lieu convenable.

Les animaux en question sont une jument, deux chèvres, deux chevaux miniatures, un chien de même qu'un troupeau de moutons. Ils étaient tous gardés dans un bâtiment de ferme du boulevard des Acadiens à Bécancour où les conditions étaient particulièrement insalubres. Leur nourriture était notamment avariée et il y avait des excréments partout.

C'est à la suite d'une plainte logée pour des animaux morts qu'une inspectrice du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation s'est rendue sur les lieux. Plusieurs carcasses de moutons y ont été retrouvées. Les autres moutons se trouvaient dans un état lamentable. Selon les observations d'une vétérinaire, il ne leur restait que la peau et les os au point d'avoir de la difficulté à marcher. Ceux qui étaient encore vivants sont décédés peu de temps après.

Quant à la jument, les chevaux, les chèvres et le chien, ils souffraient de malnutrition à des degrés différents. En mai 2015, tous les animaux ont donc été saisis et envoyés dans une autre ferme où ils ont reçu des soins de santé au fil des mois suivants.

Mardi, cette affaire est revenue devant le tribunal puisque la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Stéphanie Saulnier Bridges, a réclamé de la juge Dominique Slater l'autorisation de pouvoir vendre ces animaux maintenant en bonne santé. L'argent qui sera tiré de cette vente permettra d'absorber plus de 6000 $ en frais de garde. La différence sera remise au propriétaire des animaux. Notons que ce dernier était d'ailleurs absent, mardi, et n'a offert aucune défense entre autres pour récupérer ses animaux. La juge a donc accédé à la requête de la procureure.

Par ailleurs, aucune accusation criminelle n'a été portée contre cet individu pour la cruauté animale.

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