À la recherche d'une ressource pour Mario Charland

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On voit ici Mario Charland lors de son arrestation l'an passé dans un parc de Trois-Rivières.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les recherches se poursuivent toujours afin de trouver une ressource appropriée et sécuritaire pour Mario Charland, cet individu qui a de nouveau été arrêté la semaine passée pour des actions indécentes au centre-ville de Trois-Rivières.

Lors de son retour devant le tribunal jeudi après-midi au stade de son enquête sur caution, les parties ont en effet relevé toute la complexité de sa situation.

Bien qu'il soit titulaire d'une maîtrise en philosophie, Charland souffre d'un trouble obsessif compulsif qui, combiné à une anxiété chronique, l'amène à se toucher les parties génitales fréquemment. Lorsqu'il a été arrêté par les policiers le 6 août dernier dans un café Morgane, il a d'ailleurs continué à se livrer aux gestes de masturbation en présence des policiers, et ce, en dépit de leur insistance pour qu'il cesse son manège.

Sur ce point, son avocat Me Jean-Sébastien Gladu a d'ailleurs indiqué qu'il entendait éventuellement demander une évaluation, plaidant le fait que les gestes de masturbation étaient peut-être davantage des actions involontaires de sa part compte tenu de sa problématique.

Or, il semble difficile de lui trouver une ressource qui pourrait l'encadrer suffisamment et lui venir en aide sans pour autant accroître son anxiété. Michel Goulet du service de probation a expliqué que Mario Charland avait été placé dans quatre ressources depuis les gestes indécents commis dans des parcs en août 2014 mais que les résultats n'avaient pas été concluants. Le prévenu a notamment quitté ces endroits pour incompatibilité avec les directions, parce qu'il réclame plus de services et parce qu'il est réticent à se soumettre aux règlements. Il s'est même déjà livré à des voies de fait contre une directrice.

À cela, il faut ajouter quelques séjours en psychiatrie pour des évaluations et des soins. Le hic est qu'il refuse de prendre sa médication sur une base régulière.

À ce jour, Charland pourrait retourner pendant deux ou trois semaines au Centre le Havre où il serait soumis à des conditions plus strictes. Puis, à partir du mois d'octobre, il pourrait être conduit dans un CRC de Joliette. Entre les deux, il n'y a pas de ressources prêtes à l'accueillir.

Or, la procureure de la Couronne Me Pascale Tremblay estime que le risque de récidive serait trop élevé s'il était ramené au Havre. Elle privilégie la détention tant qu'il ne sera pas conduit à Joliette.

Son avocat est plutôt d'avis que les conditions imposées par le Havre pourraient à tout le moins l'empêcher de se promener au centre-ville.

Avant de rendre une décision, le juge Jacques Trudel a cependant voulu explorer une autre avenue en demandant à la probation de faire des démarches auprès d'une autre ressource possible. Le dossier a donc été reporté à vendredi.

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