Un trafiquant de drogue épinglé par Revenu Québec

Le 18 juin, les policiers de la Sûreté... (photo: Stéphane Lessard)

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Le 18 juin, les policiers de la Sûreté du Québec avaient démantelé une serre de cannabis dissimulée dans la maison de Roger Gagnon.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même les trafiquants de stupéfiant doivent se soumettre aux lois sur les impôts, sur la taxe d'accise et sur la taxe de vente du Québec. Roger Gagnon, 63 ans, l'a appris à ses dépens, alors que Revenu Québec vient de prendre des mesures de perception totalisant 580 000 $ afin de maximiser le recouvrement des sommes qui lui sont dues.

Lundi, devant la Cour supérieure du district judiciaire de Trois-Rivières, Revenu Québec a ainsi obtenu une autorisation lui permettant de procéder à l'inscription d'hypothèques légales sur des biens meubles appartenant à M. Gagnon. De plus, des brefs de saisie visant les biens mobiliers de M. Gagnon ont également été délivrés. Entre autres, Revenu Québec a saisi un véhicule de marque Ford Mustang, un VTT et une roulotte.

Ces actions ont été rendues possibles grâce à la collaboration des policiers de la Sûreté du Québec de Louiseville. Ceux-ci ont fourni des renseignements liés à l'enquête qui a conduit à l'arrestation de M. Gagnon dans la région de Maskinongé le 18 juin dernier. Les éléments d'enquête transmis à Revenu Québec lui ont permis d'établir les revenus non déclarés et les taxes exigibles.

Rappelons que M. Gagnon fera également face à plusieurs chefs d'accusation de nature criminelle, dont production de cannabis, trafic de substances, recel et possession de biens acquis dans le cadre d'activités illégales.

Les policiers de la Sûreté du Québec avaient investi son domicile situé au 35, rue Sainte-Marie, le 18 juin dernier. Une serre de cannabis, dissimulée dans la maison, avait alors été mise à jour.

«Le 16 juillet, nous sommes allés exécuter une ordonnance de blocage sur les bâtiments, la maison et le garage, pour limiter ce que le propriétaire peut faire avec sa propriété», relate Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec, prenant en exemple le bunker des Hell's Angels de Trois-Rivières qui avait également fait l'objet d'une ordonnance de blocage.

«Ce n'est pas parce qu'on démantèle une serre que ça s'arrête-là», avertit Mme Cossette.

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