Accident de travail chez Cascades

Une employée a été blessée, mardi soir, à l'usine Cascades-Inopak située sur la... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Drummondville) Une employée a été blessée, mardi soir, à l'usine Cascades-Inopak située sur la rue Lauzon à Drummondville. Ses blessures seraient jugées importantes, mais on ne craint pas pour sa vie. La Sûreté du Québec a été appelée sur les lieux vers 22 h 30.

Selon les observations préliminaires effectuées par l'inspecteur de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) dépêché sur place, la travailleuse a eu le bras entraîné dans la machine alors qu'elle tentait de désobstruer le granulateur de la thermoformeuse où elle s'affairait. Le membre supérieur de la dame est resté coincé à l'intérieur de la machinerie pendant au moins une heure, jusqu'à ce que les pompiers la tirent de sa fâcheuse position à l'aide des pinces de désincarcération. La travailleuse risque l'amputation.

La CSST a aussitôt demandé l'arrêt, jusqu'à nouvel ordre, des deux thermoformeuses et du granulateur restant.

«Les machines seront à l'arrêt jusqu'à ce que l'entreprise mette en place des mesures temporaires qui vont empêcher l'accès à la zone dangereuse», signale Amélia Larin, responsable des communications et des relations publiques à la CSST. «Lorsque nous nous sommes rendus [chez Cascades-Inopak], on a vu qu'il y avait une autre machine qui était pareille, donc c'est pour ça que nous avons arrêté deux machines. Si l'autre machine est exactement pareille, le danger est donc le même. Notre rôle, c'est de sécuriser le lieu de travail et faire la cueillette d'informations pour connaître les causes de l'accident.»

L'inspecteur de la CSST rédigera sous peu un rapport d'intervention qui sera ensuite remis à l'entreprise. «Il peut y avoir des constats d'infraction délivrés selon la cause de l'accident», précise Mme Larin.

Même si le scellé de la CSST touche trois équipements, l'administration de Cascades a préféré mettre à l'arrêt les dix machines que contient son usine Cascades-Inopak, cela afin de permettre aux employés touchés par l'accident de rentrer chez-eux et de reprendre leur souffle.

«On a fait le choix d'arrêter la production sur l'ensemble des équipements», souligne Hugo D'Amours, vice-président aux communications et aux affaires publiques chez Cascades, ajoutant du même souffle que certains employés étaient demeurés dans l'usine de leur plein gré afin d'effectuer des tâches d'entretien. Pour le moment, M. D'Amours ne sait pas quand la production reprendra dans l'usine, peut-être «au cours des prochaines heures». «Nous sommes en discussion avec la CSST et on continue de travailler avec eux», mentionne-t-il.

Cet accident a frappé de stupeur la petite communauté d'employés. «Tout le monde est ébranlé par ça, tout le monde est secoué. Chez Cascades, on est une grande famille et on est tissé serré. C'est un événement qui est triste. Nos pensées sont avec l'employée et avec sa famille», ajoute M. D'Amours.

C'est la première fois que la CSST est appelée à intervenir dans l'établissement drummondvillois. Cependant, uniquement en 2014, 78 travailleurs ont été coincés ou écrasés par des machines au Québec.

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