Pornographie juvénile: trois ans de prison pour Marc-Alexandre Piché

Marc-Alexandre Piché lors de son passage au palais... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Marc-Alexandre Piché lors de son passage au palais de justice en novembre 2014.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Marc-Alexandre Piché a été condamné mardi au palais de justice de Shawinigan à une peine de 36 mois de prison pour possession et distribution de pornographie juvénile. Les policiers avaient découvert en sa possession des centaines de milliers de fichiers.

En soustrayant le temps purgé en détention préventive, Piché devra donc passer les 24 prochains mois derrière les barreaux. 

L'homme de 32 ans de Sainte-Thècle, qui avait plaidé coupable en février dernier, a pris le chemin du pénitencier, après que le juge Guy Lambert ait prononcé sa sentence. Celle-ci est assortie d'une période de probation de trois ans.

Rappelons que Piché, un récidiviste en matière de pornographie juvénile, a été démasqué par un technicien informatique chargé de réparer son ordinateur. Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont par la suite découvert près de 10 000 fichiers de pornographie juvénile sur son ordinateur. Après l'arrestation de Piché et la perquisition de sa résidence, les policiers ont trouvé sur divers supports informatiques pas moins de 719 865 fichiers de pornographie juvénile. 

La poursuite se disait satisfaite de la sentence imposée par le juge, même si celui-ci n'a pas suivi ses recommandations. Elle demandait une peine de 36 mois, qui s'additionnait au temps déjà passé en prison en détention préventive. «C'est la décision du juge, on doit la respecter. C'est sûr que nous aurions aimé qu'il suive nos recommandations, mais dans les faits, il a bien soupesé les principes de réhabilitation et de réinsertion versus les principes de dissuasion et de dénonciation», a affirmé Me Sara Beaudry-Leclerc, procureure au Directeur des poursuites criminelles et pénales. 

Marc-Alexandre Piché aura de plus son nom inscrit dans le registre national des délinquants sexuels et ne pourra se trouver, pour les dix prochaines années, dans un endroit normalement fréquenté par des enfants. De plus, il ne pourra utiliser Internet durant dix ans et un échantillon d'ADN lui sera prélevé. 

Le juge Guy Lambert, qui estime que l'accusé peut être réhabilité, lui a dit qu'il devrait trouver de l'aide durant sa détention pour «guérir» sa déviance sexuelle. «C'est à vous de décider si vous voulez faire une thérapie ou vous prendre en main», a dit le juge à Piché en indiquant qu'il existe des programmes pour les délinquants sexuels.

La poursuite a déposé deux rapports d'évaluation dans lesquels les experts ont conclu que les risques de récidive sont élevés en ce qui concerne la possession de pornographie juvénile, mais modérés de passer du «fantasme» à l'acte.  

Lors du prononcé de la sentence, le juge a indiqué à l'accusé que si des enfants - autre que les enfants des fichiers informatiques - avaient été impliqués dans les délits, la peine aurait été plus grave.

Marc-Alexandre Piché a des antécédents en matière de pornographie juvénile. En 2003, il avait été arrêté et les policiers avaient découvert 800 images de pornographie juvénile et une centaine de vidéos. Piché avait été arrêté après avoir répondu à l'annonce d'une mère qui cherchait une gardienne pour sa fille de 8 ans. Il avait alors demandé à la mère si son enfant était prête à lui faire des fellations et à se laisser toucher. 

Devant cette demande pour le moins troublante et choquante, le mère avait alerté la Sûreté du Québec. Piché avait par la suite été condamné à une peine de 18 mois d'emprisonnement dans la collectivité et à suivre une thérapie.

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