Collision entre deux poids lourds à Saint-Étienne-des-Grès

Le conducteur d'une bétonnière s'est retrouvé coincé pendant... (PHOTO: STÉPHANE LESSARD)

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Le conducteur d'une bétonnière s'est retrouvé coincé pendant plusieurs heures dans sa cabine lors d'une collision entre deux poids lourds sur le chemin des Dalles à Saint-Étienne-des-Grès. On ne craint pas pour la vie de l'homme qui est resté conscient tout au long de la délicate l'opération.

PHOTO: STÉPHANE LESSARD

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(Saint-Étienne-des-Grès) Un accident impliquant deux camions poids lourds est survenu vendredi vers 11 h30, à Saint-Étienne-des-Grès. Une bétonnière a empiété dans la voie inverse en prenant une courbe, ce qui a provoqué une collision avec un camion-remorque sur le chemin des Dalles. Le conducteur de la bétonnière s'est retrouvé coincé dans l'habitacle pendant plusieurs heures. Quant à l'autre conducteur, il a été transporté au centre hospitalier par ambulance. Il a subi des blessures mineures.

«Les intervenants ont dû travailler longtemps avant de pouvoir sortir le conducteur de la bétonnière. Il était conscient lors de son transport à l'hôpital et on ne craint pas pour sa vie», explique la sergente Aurélie Guindon, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

Le chemin des Dalles a été fermé. Le ministère des Transports du Québec a donc dévié la circulation à partir du 4e Rang à Saint-Étienne-des-Grès et du chemin de la Rivière à Saint-Barnabé, le temps de dégager la voie.

Selon des témoins, la bétonnière aurait pris la courbe trop serrée. Elle se serait alors retrouvée sur les deux roues de gauche avant d'être soulevée de terre et de terminer sa course contre le camion-remorque qui arrivait en sens inverse. Le conducteur de la bétonnière est resté coincé dans sa cabine pendant plusieurs heures. Les pinces de désincarcération des équipes de Saint-Boniface et de Saint-Étienne-des-Grès ont été nécessaires pour extirper le conducteur qui a finalement pu sortir de sa fâcheuse position vers 15 h. 

«On a réussi à le dégager, mais sa jambe était prise en-dessous du siège, de façon telle qu'on n'avait pas d'espace pour le sortir. Puisque la bétonnière était sur le côté, on est allé par le plancher et on a réussi à dégager ses pieds», explique Daniel Isabel, directeur du service incendie de Saint-Étienne-des-Grès. Ce dernier a d'ailleurs salué le courage du conducteur fait prisonnier de sa cabine. «C'est un homme courageux. Il n'a pas perdu connaissance. Il est resté conscient tout le long et ses signes vitaux étaient stables», affirme-t-il.

La chaleur a passablement ralenti le travail des équipes d'urgence. «Il n'y avait pas d'air dans l'habitacle où on travaillait. Avec les coups de chaleur qu'on a eus, on a fait venir l'équipe de Shawinigan en renfort», précise Daniel Isabel.

Michel Robichaud, le voisin immédiat d'où a eu lieu l'accident, a été un des premiers à arriver sur les lieux. «J'ai entendu un gros bruit. Je pensais que le camion avait échappé son contenu. Quand je suis arrivé, j'ai cherché la cabine. J'ai crié ''Il y a quelqu'un?''. Le conducteur [de la bétonnière] m'a répondu: ''J'ai mal partout, j'ai mal partout''.»

Tous s'entendaient pour dire que, par chance, le camion-remorque avait amorti l'impact. Si ce n'avait été de lui, la bétonnière aurait continué sa glissade directement vers une maison située à quelques mètres de l'impact. «On est chanceux que l'autre camion ait ralenti l'impact», admet pour sa part Daniel Isabel. «Ça aurait pu être une moto ou une auto. Ils seraient rentrés dans la maison carrément.» 

Denis Vallée était aux premières loges de la collision. Il effectuait des travaux à l'avant de sa maison et l'impact s'est déroulé sous ses yeux. Lui aussi assure que si le camion n'avait pas amorti l'impact, «il ramassait la galerie et la maison, c'est définitif». 

Un panneau indique de prendre la courbe à 65 km/h. Mais M. Vallée assure que plusieurs camions n'hésitent pas à circuler à vitesse beaucoup plus élevée.

«Il y a des camions qui vont à 80 km/h même 90 km/h. Mais dans ce cas-ci, je ne sais pas, je ne peux pas dire, je n'étais pas dans le camion», relate-t-il.

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