Absolution inconditionnelle pour un policier coupable d'importation de stéroïdes

Un policier de la Sûreté du Québec, reconnu coupable d'importation de stéroïdes... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un policier de la Sûreté du Québec, reconnu coupable d'importation de stéroïdes anabolisants pour des fins personnelles, aura finalement droit à une absolution inconditionnelle.

Le juge Michel Babin a en effet conclu qu'il était dans son intérêt de ne pas avoir de casier judiciaire sans que cela ne nuise pour autant à l'intérêt public. «Une personne bien au fait de la situation ne sera pas vexée par cette absolution», a-t- il précisé. En ce sens, il a rappelé que la peine doit être proportionnelle à la gravité de l'offense et au degré de responsabilité du prévenu.

Dans le cas présent, Denis Jalbert est un homme de 51 ans, sans antécédents judiciaires, qui mène une vie rangée et qui est apprécié de ses supérieurs.

Quant au crime qu'il a commis, soit l'importation de 1500 comprimés et 45 fioles de stéroïdes, il s'agit de l'un des délits les moins graves du Code criminel. Comme les deux chefs ont été portés par voie de déclaration sommaire, la peine maximale est d'un an de prison. On sait d'ailleurs que la possession ou la consommation de stéroïdes n'est pas illégale contrairement à l'importation.

Dans le cas présent, la quantité importée était destinée à sa consommation personnelle afin de l'aider à développer sa musculature. Il avait décidé d'acheter les stéroïdes en Thaïlande sous prétexte qu'ils étaient moins dispendieux et de meilleure qualité.

D'un autre côté, le tribunal n'a pas caché que la société est en droit de s'attendre à ce qu'un policier respecte davantage la loi que le citoyen ordinaire. Ses actions doivent imposer la confiance.

Néanmoins, le juge Babin s'est dit persuadé que le risque de récidive était faible voire inexistant. Il lui a donc permis de bénéficier d'une absolution inconditionnelle, bien que celle- ci ne lui garantisse pas de conserver son emploi. En effet, la Sûreté du Québec pourrait à son tour lui imposer d'autres sanctions pour son crime et même le congédier.

Rappelons qu'en février 2013, des agents du service frontalier du Canada à Vancouver avaient découvert dans deux enveloppes en provenance de la Thaïlande 1500 comprimés de stéroïdes ainsi que 45 fioles d'un dérivé de ces substances anabolisantes. Elles étaient destinées à Denis Jalbert. Dès lors, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait entrepris une enquête et arrêté le suspect.

Lors des plaidoiries sur sentence, son avocate Me Nadine Touma avait réclamé l'absolution inconditionnelle, et ce, afin de lui donner toutes les chances de conserver son emploi alors que la Couronne, représentée par Me Roxanne Gagné, avait plutôt suggéré l'imposition d'amendes de 1000 $ par chef pour un total de 2000 $.

Le juge lui a finalement ordonné de verser les 2000 $ en dons à l'organisme CAVAC.

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