Pornographie juvénile: huit mois pour Michel Demontigny

Michel Demontigny, 63 ans de Trois-Rivières, devra purger huit mois de prison... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michel Demontigny, 63 ans de Trois-Rivières, devra purger huit mois de prison pour des crimes en lien avec la pornographie juvénile.

Ce Trifluvien a en effet possédé et accédé à du matériel de pornographie juvénile sur Internet. Plusieurs fichiers avaient été saisis dans son ordinateur dont une vidéo sur laquelle une fillette en bas âge était abusée sexuellement.

Il avait été démasqué par un service de police étranger. Les enquêteurs de la Sûreté du Québec avaient ensuite réalisé en juin 2013 une perquisition à son domicile. Ils y avaient saisi un ordinateur et des supports numériques.Ils avaient découvert huit vidéos de pornographie juvénile ainsi que des fichiers images (entre 25 et»200).

Compte tenu de certains facteurs aggravants, le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, a réclamé au juge Jacques Lacoursière une peine de 12 mois de prison. L'avocate de la défense, Me Karine Bussière, a plutôt suggéré six mois de prison, soit la peine minimale pour ce crime.

Le juge a conclu que la sentence demandée par la Couronne était très raisonnable dans les circonstances puisque l'infraction est grave. Il a rappelé qu'il est faux de croire que la pornographie juvénile sur Internet ne fait pas de victimes: derrière ces images et ces vidéos, il y a des enfants qui sont exploités sexuellement.

À la lecture du rapport présentenciel, il a retenu que Michel Demontigny semble minimiser ses infractions, d'où l'importance de susciter sa responsabilité. Jeudi, ce dernier a dit regretter ses gestes tout en jetant une partie du blâme sur sa rupture et sa consommation d'alcool. Or, selonle juge, le risque de récidive est peut-être faible à court et à moyen terme mais pas à long terme, d'autant plus qu'il n'a pas suivi de thérapie.

D'un autre côté, il croit que la peine plus appropriée serait de huit mois parce que l'individu a plaidé coupable, qu'il n'a pas d'antécédent judiciaire, qu'il a collaboré avec la justice, qu'il n'a pas brisé ses conditions de remise en liberté et qu'il n'a pas de déviance sexuelle diagnostiquée.

Et surtout, il a tenu compte du fait que les crimes ont été commis dans un contexte particulier: Demontigny venait alors de se séparer après plusieurs années de vie commune, il vivait seul, dans l'oisiveté, et éprouvait des difficultés financières.

Outre le temps d'emprisonnement, il sera soumis à une probation de trois ans dont deux ans avec suivi. Il lui sera interdit d'entrer en contact avec des jeunes de moins de 16 ans, de se rendre dans des lieux publics où il est possible d'en croiser, d'utiliser Internet pour communiquer avec eux et d'occuper un emploi qui le placerait en leur présence. Cette ordonnance est valide pendant cinq ans.

Finalement, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

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