Pompiers de Trois-Rivières: les dates de procès bientôt fixées

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les pompiers de Trois-Rivières, accusés d'outrage au tribunal, devraient bientôt connaître les dates de leur procès.

Ils étaient en effet de retour devant la Cour supérieure, mardi, pour fixer des dates. Or, comme les audiences devraient durer trois jours, des vérifications sont en cours pour établir les disponibilités de tous et chacun.

Selon Me Jean Denis, l'avocat qui assure la défense des pompiers visés par la plainte d'outrage au tribunal, il n'est pas exclus que certains pompiers soient retirés du dossier à titre de défendeurs à la suite de l'étude du dossier.

Il estime en effet que la Ville de Trois-Rivières a agi avec urgence dans sa plainte. «C'est particulier! Disons que nous avons l'impression que la Ville prend des moyens extraordinaires pour que le syndicat soit le plus négociable possible», a-t-il précisé, faisant référence aux négociations en cours.

Rappelons que la Ville reproche à ces pompiers de ne pas avoir répondu à l'appel lors de trois incendies survenus les 13, 29 et 30 mars dernier alors qu'ils étaient appelés en renfort. De plus, la Ville prétend qu'il s'agissait d'un mouvement concerté qui contreviendrait à une entente survenue entre leur syndicat et la Ville au sujet des moyens de pression devant la Commission des relations de travail. C'est pourquoi la Ville estime qu'il s'agit d'un outrage au tribunal.

Or, selon le syndicat, les pompiers sont non coupables des gestes qui leur sont reprochés puisqu'il n'y aurait pas eu de mouvement concerté. Au moment de ces incendies, certains pompiers étaient notamment en vacances dans le sud ou encore, prenaient part à des voyages de ski.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste, Gino Harnois, président du Syndicat, expliquait que pour les rappels au travail, il y a toujours 19 pompiers et policiers-pompiers qui sont prêts à répondre en tout temps. On en dénombre dix autres qui sont en garde extérieure, prêts à répondre à un appel en 15 minutes.

Ceux-ci sont payés 0,95 $ l'heure pour le temps de garde à la maison. Quant aux autres, ils ont un téléavertisseur avec eux mais ils ne sont pas rémunérés. Il comprend mal que dans un tel contexte, la Ville puisse les obliger à rester à la maison, peu importe qu'ils soient en congé ou en vacances, et être disponibles 24 heures sur 24.

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