Décès du pompier Maxime Fournier: tout a été fait pour le sauver

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Le Service de sécurité incendie de Shawinigan est convaincu que tout a été déployé pour sauver Maxime Fournier. On voit ici le directeur François Lelièvre.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Visiblement bouleversé à la suite du décès de Maxime Fournier lors de la sixième édition du Demi-marathon des pompiers dimanche, l'état major du Service de sécurité incendie de Shawinigan demeure convaincu que tout a été déployé selon les règles de l'art pour sauver la vie du jeune homme de 21 ans, qui s'est inexplicablement effondré à un kilomètre du fil d'arrivée.

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Le directeur du Service de sécurité incendie de Shawinigan, François Lelièvre, et son adjoint, Carl Bouliane, ont pris la parole devant les représentants des médias au lendemain de la tragédie. 

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Les collègues de Maxime Fournier étaient consternés lors de la rencontre de presse.

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La tristesse se lisait sur les visages des quelques pompiers qui ont assisté, en retrait, à la conférence d'information sur ce tragique événement, lundi matin au quartier général du service de Sécurité incendie. La Ville de Shawinigan a demandé aux médias de respecter le deuil vécu par l'équipe et la famille. Le directeur du service, François Lelièvre, et son adjoint, Carl Bouliane, avaient été délégués pour répondre aux questions, dont plusieurs demeurent sans réponse pour le moment.

Originaire de Québec, Maxime Fournier avait été engagé en juillet 2014. Dimanche, il participait à une épreuve de 21,1 kilomètres, la «Course du bonheur», au cours de laquelle cinq pompiers faisaient vivre, à tour de rôle, l'épreuve d'endurance à un jeune homme à mobilité réduite.

À environ un kilomètre du fil d'arrivée, M. Fournier s'est effondré, à la stupéfaction générale. Il ne s'est jamais relevé.

Visiblement, ses partenaires et amis se perdent en conjectures pour expliquer ce drame. «C'est très difficile, parce que c'est difficile à comprendre pourquoi il arrive quelque chose de semblable à un jeune homme de 21 ans», souligne M. Lelièvre.

Le directeur du service a même qualifié M. Fournier de pompier «très, très, très en forme», qui avait déjà participé à des courses d'endurance. 

«Nous n'avons aucune idée de ce qui aurait pu arriver à Maxime», commente-t-il. «C'est un jeune homme qui s'entraînait, qui avait déjà couru. Il nous avait mentionné qu'il faisait un demi-marathon en 1 h 40 et là, il s'adonnait à le faire en 1 h 50 environ. Qu'est-ce qui est arrivé? Seul l'aspect médical pourra le déceler.»

Devant les journalistes, M. Bouliane a expliqué que Maxime Fournier était très apprécié au service de Sécurité incendie depuis près d'un an. «Il était hyper respectueux, hyper performant comme pompier», raconte-t-il. «Il ne voulait jamais arrêter. Il était sobre dans ses actions.»

Le service de Sécurité incendie souhaitait notamment faire le point sur la réaction des premiers répondants à la suite du malaise fatal ressenti par la victime et sur le processus d'intervention qui était prévu. Pour MM. Lelièvre et Bouliane, aucune faille n'a été identifiée sur tout ce qui touche le volet sécurité.

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Le pompier Maxime Fournier

Le directeur adjoint, également organisateur de l'événement, tenait à préciser que les coéquipiers de M. Fournier ne l'avaient pas abandonné en fin de course. Ils ont tout simplement cru que le jeune homme combattait une crampe caractéristique à la conclusion d'un effort physique intense. «Maxime a ralenti et les coureurs se sont retournés», explique le directeur adjoint. «Les stagiaires pompiers qui étaient là ont dit que c'était correct, qu'ils s'en occupaient. Ce serait important que tout le monde sache que les pompiers n'ont pas abandonné leur chum en arrière. Ils se sont assurés que quelqu'un en prenait soin.»

M. Bouliane ajoute que deux équipes volantes, formées de pompiers et d'infirmières, étaient équipées d'un défibrillateur chacune sur le parcours. Une troisième équipe était postée au fil d'arrivée. Une ambulance était également présente sur le site. Le docteur Yves Thomas, bénévole pour le Demi-marathon des pompiers depuis quatre ans, s'est précipité pour porter secours à la victime. «Il nous a confirmé que dans les très tristes circonstances, tous les gestes qui ont été posés l'ont été à temps et de la bonne façon», partage M. Bouliane. 

«Nous avons fait l'évaluation de tout ce que nous avions en santé et sécurité sur le site. Pour l'instant, nous sommes confiants que ce que nous avons fait a été bien fait.»

Le Service de sécurité incendie a mis le drapeau de la Ville de Shawinigan en berne hier, jusqu'aux funérailles. Les pompiers porteront également un autocollant sur leur casque en l'honneur du disparu au cours des prochains jours.

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