Sévices physiques: l'ex-mère d'accueil nie tout

L'ancienne mère d'accueil accusée de voie de fait sur une des jeunes filles... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ancienne mère d'accueil accusée de voie de fait sur une des jeunes filles dont elle avait la garde dans les années 70-80, a nié en bloc tous les gestes qui lui sont reprochés.

Aujourd'hui âgée de 77 ans, elle soutient en effet qu'elle n'était pas la femme à donner des corrections physiques aux enfants. «Je pouvais les envoyer dans leur chambre, les priver de sorties ou de télévision mais sans plus», a-t-elle clamé.

En aucun temps, elle ne les aurait rabaissés et humiliés. Elle balaie également du revers de la main toutes les tapes que la victime avait déclaré avoir reçues dans son enfance. Interrogée par son avocat, Me Mario Melançon, à savoir si elle avait déjà donné des coups de verge ou de règle en bois, elle a répondu non, pour ensuite dire que c'était peut-être arrivé une fois.

Quant à savoir si elle lui avait déjà fait manger du savon, donné un coup de marteau ou mis la tête dans le bol de toilette, elle a également tout nié.

En fait, elle s'est plutôt décrite comme une bonne maman, bien éduquée, avec de bonnes valeurs, qui avait à coeur le bien-être de ses enfants. Elle a aussi qualifié sa famille comme étant normale, sans problème, au sein de laquelle tous les membres (enfants biologiques et enfants d'accueil) étaient traités sur le même pied d'égalité.

Lorsque les policiers ont procédé à son arrestation à la suite des plaintes portées contre elle en 2010 pour voies de fait, elle s'est dite très surprise de ce fait et n'a pas compris ce qui se passait.

Rappelons que la mère d'accueil est accusée d'un chef de voie de fait entre 1983 et 1986 contre l'une des trois soeurs dont elle avait la garde. La plus jeune des soeurs n'a pas porté plainte contrairement à l'aînée. Or, dans son cas, il y a eu prescription sur les délais, de sorte qu'elle n'est pas concernée par les accusations.

Notons d'ailleurs que dans le cadre d'un voir-dire au cours de ce procès, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier a voulu faire une preuve de faits similaires sur ces prétendus événements de violence qui toucheraient les trois soeurs. Celles-ci avaient relaté devant le tribunal avoir toutes été malmenées par leur mère d'accueil à plusieurs reprises, subissant de la violence verbale et physique pendant plusieurs années. Or, le juge David Bouchard a accepté cette preuve mais seulement en ce qui concerne la victime alléguée dans l'acte d'accusation initial, et ce, pour la période précédant l'acte d'accusation, soit entre 1974 et 1983.

Dans le cadre du contre-interrogatoire hier après-midi, la prévenue a notamment dit ignorer le montant que lui avait rapporté son rôle de famille d'accueil pendant toutes ces années. On sait que la victime avait affirmé avoir été soudainement mise à la porte à 19 ans lorsque le gouvernement avait arrêté de verser de l'argent à ses parents d'accueil.

Le procès devrait se poursuivre le 25 août.

Rappelons que le fils biologique de cette dame fait face pour sa part à des chefs de viol, d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et d'agression sexuelle contre les deux soeurs plus âgées. Les gestes auraient été perpétrés entre 1976 et 1986. Il devrait éventuellement témoigner pour sa défense dans le cadre de ce procès.

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