Le Dr Mario Giroux débouté par le Collège des médecins

Mario Giroux... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

Mario Giroux

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Dr Mario Giroux, dont les démêlés avec le CHRTR ont défrayé les manchettes à quelques reprises, a été débouté par le conseil disciplinaire de son ordre professionnel.

Il a en effet présenté une requête pour obtenir le rejet d'une plainte portée contre lui et un arrêt des procédures. Or, le conseil de discipline du Collège des médecins ne lui a pas donné gain de cause.

En retour, le Dr Giroux vient de s'adresser à la Cour supérieure pour obtenir un sursis et pour réclamer une révision de cette décision.

Dans la plainte initiale, on reproche à l'orthopédiste d'avoir tenté d'obtenir auprès de médecins traitants et d'une centaine de ses patients, en marge ou à la suite de ses rendez-vous avec ces derniers, des informations relativement aux problèmes de santé d'une personne qui ne serait pas son patient. Ces informations auraient été obtenues sans justification médicale, afin de constituer une base de données sur ce patient pour des fins personnelles. Il s'agirait là d'actes dérogatoires à l'honneur de la profession et au code de discipline. On demandait par le fait même une sanction sur un plan déontologique. Au Collège des médecins, on a refusé de donner plus de détails sur cette plainte.

Le Dr Giroux prétend que la plainte devrait être rejetée parce qu'aucune preuve n'a été faite que le demandeur d'enquête était un patient du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR); ce qui équivaut selon lui à une absence totale de preuve sur un élément essentiel de l'infraction qui lui est reprochée.

Le Conseil de discipline estime notamment qu'à ce stade des procédures, sa requête est prématurée et que par conséquent, elle doit être rejetée parce qu'elle n'a pas encore été entendue sur le fond.

La cause a donc été portée en appel devant la Cour supérieure par le médecin spécialiste.

Rappelons que le Dr Mario Giroux avait notamment été congédié par le CHRTR. Il avait ensuite remporté une bataille devant la Cour d'appel. Trois juges avaient en effet conclu en juillet 2014 qu'un règlement visant à organiser la pratique des orthopédistes ayant mené à son congédiement du CHRTR était «illégal».

Toutefois, cette décision n'avait pas remis en question son congédiement qui fut entériné par le Tribunal administratif du Québec dans le cadre d'une saga judiciaire qui l'oppose au CHRTR dans plusieurs dossiers et depuis quelques années.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer