Disparition d'Yvon Guévin: «Le pire, c'est l'attente»

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Des recherches ont été menées, mardi, à Pierreville, pour retrouver Yvon Guévin, ce septuagénaire disparu depuis le 6 juillet dernier.

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(Pierreville) Les plongeurs de la Sûreté du Québec étaient de retour à Pierreville, mardi, afin de mener des recherches pour retrouver Yvon Guévin, ce septuagénaire disparu depuis le 6 juillet dernier. Malheureusement, leurs efforts furent vains.

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Thérèse Landry espère que son mari sera bientôt retrouvé. 

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Yvon Guévin, de Pierreville.

Pendant ce temps, l'épouse de M. Guévin, Thérèse Landry, espère. Jour après jour, mois après mois, elle attend et espère. «Je voudrais tellement le retrouver, énormément. Ça va faire un an bientôt que j'espère, que je veux le retrouver et que rien ne se passe. Je l'espère de tout mon coeur, et la famille aussi parce que je ne suis pas toute seule. Ce n'est pas facile à vivre des affaires comme ça», confie la résidente de Pierreville.

Elle est bien consciente que les chances que son mari rentre vivant à la maison sont minimes. Mais si son corps est retrouvé, elle pourra au moins faire son deuil et mettre fin à l'incertitude qui fait maintenant partie de son quotidien. «Le pire, c'est l'attente. C'est l'attente tout le temps. Souvent, je m'assieds et je me demande où il peut être allé», raconte-t-elle.

Pendant cette longue attente, Mme Landry ne se laisse pas abattre. Elle est même loin de rester les bras croisés. «Je m'occupe, tu ne peux pas savoir comment. Dans la peinture, le décapage. Tout ce que je peux faire moi-même, je le fais. J'ai autant la responsabilité de l'extérieur de la maison que de l'intérieur. Je fais des ouvrages d'hommes, je n'ai pas le choix. Il ne faut pas que je laisse la maison à l'abandon.» Elle a même suivi une formation pour faire des remplacements à la garderie de sa fille.

Yvon Guévin, 75 ans, a quitté son domicile de Pierreville, le 6 juillet dernier, à bord de son véhicule, et il n'a pas été revu depuis. Son véhicule est un Jeep Cherokee 1989 de couleur rouge vin, immatriculé GZP 655. Il était accompagné de son chien, un pinscher nain. Ni son véhicule ni son chien n'ont été retrouvés. En plus de la région de Pierreville, la Haute-Mauricie avait aussi été le théâtre de recherches, puisque M. Guévin avait l'habitude de s'y rendre pour y pêcher la truite.

Malgré le temps qui passe, la Sûreté du Québec n'abandonne pas son enquête. «Les plongeurs sont allés sur la rivière Saint-François aujourd'hui [hier]. Il y a des zones qu'ils voulaient revérifier», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec. Ce ne sont pas de nouveaux indices qui ont incité les policiers à entreprendre ces recherches. «On analyse tout le temps le travail qui a été fait. Par exemple, l'hélicoptère est revenu ce printemps. C'est la même chose pour les plongeurs. Ils regardent ce qui a été fait et ils décident s'ils veulent retourner dans certaines zones ou en faire des nouvelles. Ils évaluent leur travail, et s'ils le jugent nécessaires, ils reviennent», explique la porte-parole.

Mme Landry connaît tous les efforts qui ont été faits et elle tient d'ailleurs à remercier tous ceux qui ont mis l'épaule à la roue. Elle parle de l'hélicoptère, mais aussi de ceux qui ont sillonné les sentiers en motoneige ou en VTT. Bien des chasseurs ont ouvert l'oeil l'automne dernier, même chose pour des propriétaires de cabanes à sucre ce printemps. «On a eu du monde, du monde. Même encore aujourd'hui, même la semaine passée, des gens sont allés dans le bout de La Tuque. Il y a tout le temps quelqu'un qui m'appelle ou qui vient me voir pour me dire qu'il a fait des recherches. Les bénévoles, pour moi, c'est précieux. Et la police aussi. Les policiers de la Sûreté du Québec font un beau travail. Je les admire pour tout ce qu'ils font et ils en font encore.»

Elle espère que tous ces efforts portent bientôt leurs fruits. «Je souhaite de tout mon coeur le retrouver. C'est ça mon grand désir.»

DISPARITION DE JACQUELINE MELANÇON

Par ailleurs, les recherches pour retrouver Jacqueline Melançon, 69 ans, sont toujours suspendues. Son conjoint, Marcel Pronovost, a été trouvé le 15 mai à bord de sa voiture submergée dans la rivière des Envies, à Saint-Stanislas. Tout porte à croire que la dame l'accompagnait. Des recherches dans la rivière n'ont rien donné pour l'instant. La Sûreté du Québec va reprendre les recherches si jamais elle découvre de nouveaux indices ou, comme dans le cas de M. Guévin, si elle souhaite vérifier à nouveau certains endroits.

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