Un chien ciblé par un tireur à Saint-Boniface

Le chien de Gilles Leblanc a été atteint... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le chien de Gilles Leblanc a été atteint d'un projectile à l'oreille dimanche dernier.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Saint-Boniface) Gilles Leblanc, de Saint-Boniface, ne dérougit pas depuis que son chien a été la cible d'un tireur dimanche dernier, vers 17 h. Le projectile a percé à quatre endroits l'oreille de l'animal, passant très près de son crâne.

«J'ai entendu un coup de feu dimanche puis j'ai entendu mon chien hurler très fort. Je me suis précipité vers le coin de mon terrain d'où provenait le son [l'homme réside dans un secteur boisé]. Une personne qui passait par là me disait qu'elle avait aussi entendu le coup de feu, mais l'animal n'était plus là. Lorsque je suis retourné vers ma maison, j'ai vu mon chien arriver ensanglanté et totalement paniqué», affirme le résident du secteur Belgoville, dans la portion de Saint-Boniface à la limite avec Shawinigan. «Il avait des trous dans l'oreille, ce qui saignait abondamment. Est-ce qu'il a été attiré avant d'être tiré? On ne sait vraiment pas.»

Dès que les événements sont survenus, M. Leblanc a communiqué avec la Sûreté du Québec (SQ). Plusieurs patrouilleurs, au moins trois selon M. Leblanc, se sont rendus sur les lieux. Ceux-ci ont pris très au sérieux la présence d'un ou de plusieurs individus armés dans ce secteur. La SQ confirme qu'une enquête a depuis été ouverte pour cruauté animale et utilisation négligente d'une arme. 

Gruau, le chien mâle d'un an et demi croisé rottweiler et boxer, a été soigné par un vétérinaire et se remet tranquillement de sa mésaventure. Il doit prendre des antibiotiques afin d'éviter l'infection. «Il est toutefois possible que des éclats de balle se soient logés dans son crâne. Nous allons le savoir dans environ dix jours», note Gilles Leblanc.    

Outre l'agression subie par son chien, Gilles Leblanc est choqué qu'un ou des individus aient utilisé une arme à feu en pleine rue. L'homme ne mâche pas ses mots lorsqu'il parle du ou des responsables. «Mon problème c'est aussi que cet ou ces individus ont sauvagement et sans vergogne tiré sur un animal domestique. Ça n'a pas d'allure», dénonce-t-il. 

«Et il y a une balle perdue. On ne sait même pas où elle s'est retrouvée.»

M. Leblanc avait de quoi être inquiété. Son fils procédait alors à des travaux sylvicoles sur leur terrain. «Il avait des bouchons car il manoeuvrait la débroussailleuse et il n'a pas entendu le coup de feu. Mais il était dans le secteur quand la balle est partie.»

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