L'ex-militaire Steve Kane condamné à 30 mois de prison

Steve Kane a plaidé coupable à 21 chefs... (Photo tirée de Facebook)

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Steve Kane a plaidé coupable à 21 chefs d'accusation et a reçu une sentence de 30 mois de prison.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Au stade de son enquête sur caution, l'ex-militaire Steve Kane a finalement décidé de régler ses comptes avec la justice, lundi après-midi, en plaidant coupable à 21 chefs d'accusation.

Il a écopé d'une peine de 30 mois de prison. En tenant compte de sa détention préventive, il devra donc purger deux ans dans un pénitencier pour ses crimes. 

Cet homme, qui souffre d'un syndrome post-traumatique en raison de ses missions à l'étranger, a en effet admis avoir perpétré le 11 janvier dernier un vol qualifié au Restaurant Chez Auger de Shawinigan en utilisant des bâtons de dynamite. Il a aussi reconnu avoir logé 14 faux appels à la bombe entre le 4 et le 8 mars dernier à partir d'un téléphone du Centre régional de santé mentale de Shawinigan où il subissait une évaluation psychiatrique.

 Il avait notamment appelé la GRC, la Sûreté du Québec, Le Nouvelliste, V-Télé, TVA, 106,9 FM, Radio 911, l'Assemblée nationale, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le ministère de la Sécurité publique, la base militaire de Valcartier et le Sénat canadien.

Il a aussi plaidé coupable à un chef de méfait public pour avoir amené un policier à commencer une enquête pour une fausse alerte à la bombe et il a reconnu avoir perpétré des menaces à l'encontre du premier ministre Stephen Harper et de l'école islamique de Montréal. Enfin, il a reconnu avoir logé un nouvel appel à la bombe il y a quelques jours à la station régionale de TVA à partir de la prison de Trois-Rivières.

 Selon le policier Jean-François Baril de la Sûreté du Québec, ce dernier avait un ton normal lorsqu'il faisait ses appels. À quelques reprises, il avait toutefois emprunté un accent du Moyen-Orient. Or, ses propos avaient réussi à causer une certaine crainte notamment lorsqu'il avait prétendu à l'une de ses victimes que le barrage Gouin allait sauter. 

Selon son avocat, Me David Grégoire, ses appels constituaient un cri de détresse. D'ailleurs, Kane a de nouveau indiqué au juge Guy Lambert, lundi, que les anciens combattants avaient de la difficulté à recevoir des soins adaptés à leur état. Il soutient être allé à la guerre pour sa patrie et pour assurer un monde meilleur aux enfants mais que les soldats sont considérés comme de la chair à canon. 

Même si Kane se dit prêt à se soumettre à des thérapies pour sa dépendance à l'alcool et aux drogues et à un suivi psychologique, les ressources manquent dans son cas compte tenu de la nature des crimes qui lui sont reprochés et de sa plus récente récidive. 

En effet, des centres de désintoxication de la région étaient prêts à l'accepter mais le récent appel à la bombe à la mi-mai est venu détruire ses dernières chances. Du côté de l'hôpital Sainte-Anne-des-Plaines, qui accueille des anciens combattants, on considère que son cas est trop lourd. 

Dans un tel contexte, Kane a annoncé à son avocat qu'il  préférait aller dans un pénitencier plutôt que dans une prison provinciale, et ce, afin d'obtenir des soins plus spécifiques. Il a d'ailleurs déploré ses actuelles conditions de détention à Trois-Rivières qui sont pires que le «trou» selon lui. 

Lundi, le juge s'est dit sensible à la situation des anciens combattants. Par contre, il n'a pas caché une certaine inquiétude s'il ne reçoit pas de soins. Dans son esprit, il doit être traité car il constitue présentement un danger pour la sécurité de la population et pour lui-même. 

En tenant compte de sa détention préventive, il a entériné la suggestion commune de sentence faite par Me Grégoire à la Défense et Me Maxime Laroche à la Couronne. 

Il l'a donc condamné à deux ans de prison dans un pénitencier. Du même coup, il a recommandé qu'il reçoive un suivi psychiatrique relativement à son choc post-traumatique. Il lui a aussi imposé une probation de deux ans avec suivi pendant un an. 

Il sera par ailleurs interdit à Kane de retourner au Restaurant Chez Auger et sur les terrains de la Colline parlementaire et de l'Assemblée nationale. 

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