Vague d'incendies criminels à Trois-Rivières

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La roulotte qui abritait les activités de l'Association des résidents de Châteaudun a été lourdement endommagée à la suite d'un incendie d'origine criminelle. Propriété de la Ville de Trois-Rivières, cette dernière pourrait procéder à la location d'un nouveau bâtiment mobile avant l'achat, l'an prochain, d'une roulotte usagée.

PHOTO: ÉMILIE O"CONNOR

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les pompiers de Trois-Rivières n'ont pas chômé dans la nuit de jeudi, à l'aube de la journée de vendredi, alors que l'alerte a sonné plusieurs fois entre 3 h et 5 h 30, et ce, toujours de part et d'autre du boulevard Thibeau à Trois-Rivières. Effectivement, les soldats du feu ont dû combattre cinq incendies en peu de temps, les flammes ayant pris naissance dans une zone circonscrite de moins de deux kilomètres carrés du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Le propriétaire de l'école District V, Vincent Desjardins,... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le propriétaire de l'école District V, Vincent Desjardins, a eu chaud lorsque des pyromanes ont mis le feu aux poubelles situées à l'arrière de son école de danse, heureusement sans causer de dégâts à l'intérieur. 

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Les premières sirènes ont ainsi retenti vers 3 h du matin. Pour l'heure, on ignore dans quel ordre les foyers d'incendie se sont enchaînés mais, chose certaine, le feu a léché l'école de danse District V (anciennement La Picarlène) sur le boulevard Thibeau, deux autres commerces situés à proximité, une infrastructure dans le parc Sainte-Bernadette (rebaptisé Jean-Perron) et dans le parc des Ormeaux, ainsi qu'un îlot de verdure poussant à l'extrémité de la rue Chapleau.

À l'école de danse District V, les premières étincelles ont embrasé des poubelles placées à l'arrière du bâtiment. Le propriétaire, Vincent Desjardins, a eu chaud puisque que les flammes se sont rapidement étendues au petit balcon de bois adossé au bâtiment. «Par chance, l'incendie n'est pas majeur et n'a pas touché l'intérieur de la bâtisse, ni rien en ce qui à trait aux activités qui se déroulent dans le local. Je sais qu'il y a eu une vague d'incendies dans notre quartier durant la nuit [de jeudi à vendredi]», signale M. Desjardins, conscient que son école n'était pas spécifiquement visée par les incendiaires, pas plus que les commerces avoisinants.

Quelques mètres en amont, les abords d'un petit centre commercial se sont également embrasés sous l'action d'une main criminelle. Les flammes auraient débuté à l'arrière de la bâtisse, accessible via la rue Chamberland, dans un contenant de métal destiné à la récupération des matières recyclables. Une caméra de sécurité aurait filmé le ou les malfaiteurs, mais comme la qualité de l'image laisserait à désirer, les enquêteurs n'auraient pas pu les utiliser pour identifier les pyromanes.

Ciblé comme troisième foyer d'incendie, le parc des Ormeaux a également reçu la visite des incendiaires, ainsi que la roulotte de l'Association des résidents de Châteaudun du parc Sainte-Bernadette, récemment rebaptisé parc Jean-Perron en mémoire du conseiller municipal décédé dans l'exercice de ses fonctions. Pour ce dernier brasier, le feu a lourdement endommagé la petite roulotte propriété de la Ville de Trois-Rivières.

Remarquant la présence des flammes, un citoyen qui roulait par là sur sa bicyclette, Joël Thiffault, a eu la présence d'esprit de décrocher de la roulotte une bannière installée pour souligner l'apport du défunt conseiller municipal, qui occupa pendant des années le siège de président de l'Association. «Ça vaut de l'or cette banderole pour nous tous!», écrit M. Thiffault sur les réseaux sociaux. «Arrivé au parc, je me suis rendu compte que ce n'était pas la cabane de marqueur, mais bien la roulotte à bière qui était en feu. Donc, j'ai fait ce qu'il fallait pour sauver la toile à Jean Perron.»

À court terme, la Ville de Trois-Rivières évalue la possibilité de louer un autre local mobile pour l'été. Après son exercice budgétaire annuel, le Service des activités récréatives et communautaires pourrait opter pour l'achat

d'une roulotte usagée, une dépense évaluée à plus ou moins 15 000 $. 

Enfin, les criminels ont jeté leur dévolu dans un terrain couvert d'arbres qui sépare la rue Chapleau de la rue Pie-XII, toujours dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Résident du secteur, le citoyen Dany Pépin a rapidement contacté le 9-1-1 lorsqu'il s'est aperçu que les flammes prenaient naissance dans son petit coin de paradis. Avec les forts vents qui ont soufflé sur la région dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Pépin a eu peur de perdre cet espace de verdure qui lui donne l'impression de vivre à la campagne en plein coeur de la ville.

«Je voyais le feu qui grossissait, qui grossissait. Tout de suite, j'ai appelé le 9-1-1. Le feu se propageait rapidement. Quand j'ai aperçu les flammes, ça ressemblait à un feu de foyer. Quand je suis arrivé sur place, ça avait à peu près deux mètres de large. Quand les pompiers sont arrivés, ça avait environ 6 mètres de large, si ce n'est pas plus. Ça commençait à prendre de la proportion. Y'a plein d'arbres dans ce boisé. Si ça avait passé au feu, j'aurais capoté», mentionne-t-il avec soulagement.

Au moment de mettre sous presse, aucune personne n'avait été arrêtée en lien avec cette cascade d'incendies. Selon M. Pépin, les malfaiteurs pourraient être plusieurs puisqu'il affirme avoir entendu les bribes d'une conversation dans le boisé avant l'apparition des premières flammes. «Je ne peux pas dire s'ils étaient jeunes ou vieux, mais ils n'étaient pas seuls puisque j'ai entendu parler», conclut-il.

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