Braquage à domicile: des heures angoissantes pour une sexagénaire

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(Trois-Rivières) Activement recherché par les policiers, Éric Roch a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi à la suite d'un braquage à domicile au cours duquel il aurait séquestré une femme dans la soixantaine.

Non seulement il aurait menacé la dame d'une arme, mais il l'aurait amenée de force dans son véhicule pour l'obliger à retirer de l'argent à un guichet automatique.

La victime a accepté de se confier au Nouvelliste. Elle explique que vers 1 h 30, un homme qu'elle ne connaissait pas a défoncé la porte de sa résidence du rang Saint-Malo dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap «à grands coups de pied».

Réveillée par les bruits, la dame, dont l'identité ne sera pas dévoilée pour sa sécurité, s'est levée de son lit pour aller voir ce qui se passait. «Au moment où je me levais, il est arrivé dans le cadre de porte de la chambre puis il m'a dit ''grouille toi et donne-moi ton argent''», souligne la dame. «J'ai sorti mon porte-monnaie, mais je n'avais pas d'argent», ajoute-t-elle. 

C'est alors que l'intrus a demandé à la victime de le suivre pour se rendre au guichet automatique. «Il a pris un couteau dans le tiroir de la cuisine et il me l'a mis sous la gorge. Dans l'auto, je pensais bien qu'on allait se tuer. Il roulait comme un fou», se souvient la dame. 

Après avoir circulé quelques instants, l'homme voulait acheter des cigarettes, se souvient sa victime. Par la suite, Roch aurait immobilisé le véhicule sur la rue Fusey, pour aller au dépanneur. «Il m'a dit d'aller chercher les cigarettes. C'était une occasion pour moi de m'évader. J'ai alors dit au jeune homme dans le dépanneur d'appeler la police, car j'ai été séquestré et il y a un gars dans l'auto avec un couteau. Je suis sortie lui donner ses cigarettes, mais je lui ai dit que je n'embarquais pas», ajoute la dame.   

Le Trifluvien est alors reparti et a rapidement attiré l'attention des patrouilleurs. «Dans les instants suivants, la conduite du suspect au volant du véhicule volé a été remarquée par les policiers qui patrouillaient et ils l'ont immédiatement pris en chasse», mentionne l'agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières. Une courte poursuite s'en est suivie et le suspect a rapidement été intercepté sur la rue Thibeau, après avoir heurté un poteau avec l'automobile de la dame.

Avant les événements de la nuit de mardi, Roch faisait déjà face à une kyrielle de graves accusations. En effet, lundi après-midi, la Sécurité publique avait émis un avis de recherche concernant l'homme de 38 ans. Il faisait alors l'objet d'un mandat d'arrestation en lien avec de multiples accusations de voies de fait avec lésions, agression armée, séquestration et menaces de mort contre une femme. 

Il a comparu, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières relativement à tous ces événements. Dans le dossier du braquage à domicile sur le rang Saint-Malo, il a formellement été accusé d'introduction par effraction, de vol qualifié, de voies de fait avec un couteau, de séquestration, de vol d'un véhicule, de conduite dangereuse, de fuite alors qu'il était poursuivi par des policiers et d'entrave au travail des policiers.

En ce qui concerne l'autre dossier survenu entre le 29 et 30 avril, il est accusé d'avoir séquestré une femme, de s'être livré à des voies de fait causant des lésions corporelles contre elle, de voies de fait armés avec un couteau et de menaces de mort. Enfin, il est accusé par la même occasion de bris d'engagements en omettant de garder la paix et d'avoir une bonne conduite et en ayant des armes en sa possession. 

Compte tenu de sa très longue feuille de route judiciaire, la Couronne s'est objectée à sa remise en liberté. Son avocat, Me Alexandre Biron, a alors demandé à ce que l'enquête sur caution soit fixée à vendredi sans assignation.

Notons que d'autres accusations devraient être portées au cours des prochains jours contre Éric Roch. 

Ce dernier a eu plusieurs démêlés avec la justice au cours des dernières années qui lui ont notamment valu des peines de deux ans et de quatre ans de prison. À son actif, il a notamment des introductions par effraction, des méfaits, des vols et la possession d'outils de cambriolage. Il a présentement des causes pendantes pour méfait, menaces et bris de probation.

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