Olivier Charrière accusé d'un vol de grains valant 800 000$

Olivier Charrière à son arrivée au palais de... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Olivier Charrière à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Sûreté du Québec a procédé à l'arrestation, mercredi matin, d'un homme de Nicolet, Olivier Charrière, soupçonné d'avoir fraudé et volé une trentaine d'agriculteurs pour un montant de plus de 800 000 $.

Il a comparu au palais de justice de Trois-Rivières en matinée pour y répondre à 64 chefs de fraudes et vols pour des crimes qui auraient été commis en 2008 et 2009.

L'individu, qui est âgé de 31 ans, oeuvrait dans l'achat et la vente de grains tel que l'avoine, le soya, le maïs et l'orge. Selon la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec, il aurait ainsi entreposé des quantités importantes de grains dans des silos loués à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, pour ensuite le revendre sans le consentement des agriculteurs et sans les payer. Il aurait aussi acheté du grain à des fermiers sans jamais les payer ou en utilisant des chèques sans provisions.

À ce jour, il aurait fait 34 victimes, du moins parmi celles qui se sont manifestées et qui ont porté plainte. Elles proviennent de la Mauricie, du Centre-du-Québec mais aussi de Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Bas-Saint-Laurent.

Si, pour certains agriculteurs, les pertes sont de moins de 5000 $, elles grimpent jusqu'à 114 000 $ pour l'une d'elles, soit Bourassa Agro-Service de Saint-Barnabé, à qui le suspect aurait volé 229 tonnes de soya et 43 tonnes d'avoine. Dans la majorité des cas, la valeur des pertes se situe entre 10 000 $ et 60 000 $ pour chaque agriculteur.

En fait, si on fait le calcul des grains volés, en vertu de la plainte, 1070 tonnes de maïs, 839 tonnes d'avoine, 751 tonnes de soya et 195 tonnes d'orge auraient été subtilisées aux agriculteurs au cours des ces trois années.

L'enquête qui a conduit à son arrestation a été effectuée par les Services d'enquêtes régionales de la Sureté du Québec. Elle a commencé en 2009 à la suite du dépôt des premières plaintes. La tâche n'a pas été facile vu l'ampleur du dossier.

Mercredi, Olivier Charrière a plaidé non coupable aux accusations portées contre lui.

Plus tard en entrevue, il s'est dit complètement abasourdi par cette arrestation. «J'ai fait une faillite et j'ai été libéré de celle-ci. Tout a été liquidé par le syndic et les agriculteurs ont été remboursés en partie. Je suis surpris qu'on me revienne avec ça après tant d'années. Je vais aller le voir le syndic pour savoir comment les avoirs ont été liquidés. Il va falloir qu'on m'explique», a-t-il mentionné.

Il prétend que les policiers ont commis une erreur en procédant à son arrestation et que les plaintes portées contre lui ne sont plus à jour.

«Je n'ai jamais vendu de grains sans la permission des agriculteurs», a-t-il précisé.  

Olivier Charrière n'a pas d'antécédents judiciaires. C'est pourquoi la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, ne s'est pas objectée à sa remise en liberté hier. Cependant, le prévenu devra respecter certaines conditions dont verser une caution de 2000 $ avec dépôt, garder la paix, avoir une bonne conduite et ne pas quitter le Québec sauf pour exercer ses droits parentaux. Il devra revenir en cour le 15 septembre.

Notons qu'en octobre 2010, Olivier Charrière s'était retrouvé au coeur de l'actualité lorsque lui et sa conjointe, qui vivaient alors aux îles Turques-et-Caïques, avaient été attaqués par des voleurs à la sortie d'un guichet automatique. Charrière avait été atteint d'un projectile d'arme à feu à l'abdomen, ce qui avait nécessité une hospitalisation et plus tard son retour au Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer