Mort par suicide au CHRTR: une enquête publique est ordonnée

Le suicide d'une femme au moment où elle se trouvait au Centre hospitalier... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le suicide d'une femme au moment où elle se trouvait au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières incite la coroner en chef à ordonner la tenue d'une enquête publique. La famille de la dame s'est dite heureuse de cette décision qui pourra permettre de faire la lumière sur cette triste histoire.

Le 5 octobre 2013, Ginette Poisson était hospitalisée à cet endroit. Selon les informations connues à ce jour, Mme Poisson a mis fin à ses jours, comme on peut le lire dans un communiqué émis lundi par le Bureau du coroner.

Joints par Le Nouvelliste, les proches de Mme Poisson estiment que les circonstances de son décès méritent d'être étudiées en profondeur. La surveillance et la sécurité des lieux de même que l'évaluation du risque suicidaire de la dame seront donc au centre de l'enquête publique. Les membres de la famille de Ginette Poisson saluent par ailleurs la tenue de l'enquête.

«Nous sommes satisfaits qu'il y ait une enquête parce qu'il y a plusieurs éléments à éclaircir concernant la surveillance des patients, la sécurité des lieux, les soins apportés, la communication avec les familles et l'évaluation du risque suicidaire», avoue au nom de sa famille Élyse Granger, une des filles de Ginette Poisson.

«On espère que ça va permettre d'améliorer les choses et de faire en sorte qu'un tel événement ne se reproduise plus», ajoute-t-elle.

Me Catherine Rudel-Tessier, coroner en chef, veut éclaircir les circonstances de cet événement dans le but de permettre la formulation de recommandations visant la protection de la vie humaine. La cause sera entendue au palais de justice de Trois-Rivières les 19, 20 et 21 août.

«La liste des témoins n'est pas complétée, les circonstances seront justement éclairées lors de cette enquête et la durée est de trois jours pour le moment. D'autres dates s'ajouteront si nécessaire», indique par courriel Geneviève Guilbault, responsable des communications et des relations avec les médias au bureau du coroner.

Du côté du centre de santé, Audrey-Ann Milot indique qu'elle ne peut entrer dans les détails de cette histoire. Mais la porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec confirme que l'institution a mené sa propre enquête à la suite de ce décès.

«Pour l'ensemble des incidents et des accidents, qu'il y ait des conséquences ou non, on fait une enquête interne. On a une culture d'amélioration continue à l'intérieur de l'établissement. Pour un événement comme celui-là, il y a eu une enquête interne et des suivis qui ont été apportés. C'est un événement malheureux qui a été éprouvant pour la famille et pour le personnel», mentionne Mme Milot, en spécifiant que de tels événements n'arrivent pas fréquemment.

Mme Milot assure que l'établissement de santé va collaborer aux travaux de l'enquête publique du Bureau du coroner et qu'il va appliquer les recommandations du rapport s'il y a lieu.

«On voit l'enquête publique comme une démarche qui s'ajoute pour faire la lumière, souligne la porte-parole. Le rapport sera un levier supplémentaire pour nous permettre d'ajuster nos pratiques, au besoin.»

Me Luc Malouin sera le coroner en charge de cette enquête publique.

Avec la collaboration Gabriel Delisle

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