Steve Kane toujours derrière les barreaux

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Steve Kane devra patienter encore quelques semaines derrière les barreaux avant de savoir s'il pourra retrouver sa liberté en attendant son procès. L'homme accusé d'une kyrielle de méfaits est retourné dans sa cellule, vendredi, après une brève comparution devant le juge Guy Lambert au palais de justice de Shawinigan. Le juge a obtempéré à la demande de l'avocat de la défense, Me David Grégoire, qui réclamait plus de temps pour éplucher les 31 pages d'un rapport psychiatrique faisant la lumière sur l'état de santé mentale de l'accusé.

Me Grégoire a donc demandé que soit reportée au 25 mai prochain la décision du juge sur une possible remise en liberté de son client. On pourra alors savoir si la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux pourrait être invoquée ou non. Qui plus est, le centre de thérapie Pavillon de l'Assuétude souhaiterait entreprendre une nouvelle évaluation psychiatrique afin de confirmer, ou non, s'il dispose de l'expertise nécessaire pour s'occuper de M. Kane. Entre-temps, Me Grégoire souligne que son client «garde le moral».

Debout devant le banc des accusés, un léger sourire à peine perceptible à la commissure des lèvres, M. Kane a tenu à livrer quelques mots au juge Lambert. «M'emprisonner, ça ne marche pas», a-t-il répété à maintes reprises, appuyant son affirmation par des exemples jetés à brûle-pourpoint, entre autres la psychose dont il aurait été l'objet en prison, la mauvaise médication dont il serait victime et les flash-back qui noirciraient ses pensées.

«Je souhaite aller en psychiatrie pour me reposer un peu», a insisté l'ancien militaire de 44 ans avant de citer plusieurs passages de l'hymne national du Canada. «Battez-vous», a-t-il lancé en quittant la salle d'audience, en référence au peu de cas fait de son statut d'ancien soldat ayant combattu sous les drapeaux.

Rappelons que le 11 mars, 18 chefs d'accusation ont été portés contre Steve Kane en lien avec des menaces de mort proférées envers le premier ministre Steven Harper et un chapelet d'alertes à la bombe lancées un peu partout au pays à partir d'une cabine téléphonique située à quelques pas du Centre régional de santé mentale de Shawinigan où il résidait. Le 11 janvier dernier, il a également commis un vol dans un restaurent de Shawinigan avec, à la main, des bâtons de dynamite.

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