Frappe à l'ancien motel Turco: trois hommes plaident coupables

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les trois hommes qui avaient été arrêtés dans le cadre d'une importante frappe policière à l'ancien motel Turco de Trois-Rivières ont plaidé coupables, jeudi, à des accusations en lien avec le trafic et la possession de stupéfiants.

René Lesage, Nicolas Lesage et Luc Gendron, qui sont tous les trois défendus par Me Michel Lebrun, ont en effet réglé une bonne partie de leur dossier judiciaire en admettant avoir fait le trafic de cocaïne, d'en avoir eu en leur possession pour des fins de trafic et d'avoir possédé un dispositif prohibé par la loi, soit du poivre de cayenne.

Dans le cas de René Lesage, qui était considéré comme la tête dirigeante de ce réseau de trafic de stupéfiants et de proxénétisme, il s'est livré au trafic de cocaïne entre 2008 et 2012. Il a aussi reconnu avoir eu du cannabis en sa possession pour fins de trafic et d'avoir vendu du Viagra. En ce qui concerne Nicolas Lesage, le trafic de cocaïne a été perpétré entre 2011 et 2012. Même chose pour Luc Gendron. Ce dernier a aussi plaidé coupable à un chef de possession simple de cannabis. Des rapports présentenciels seront confectionnés pour aider le juge à prononcer la sentence appropriée. Les plaidoiries devraient avoir lieu le 8 octobre.

Toutefois, en ce qui a trait aux accusations de proxénétisme qui sont portées contre René Lesage et Luc Gendron, le dossier demeure en suspens. Un procès aura en effet lieu le 2 juillet. Le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, a précisé que les procédures porteront principalement sur des points de droit dans la foulée de l'affaire Bedford. «Les deux hommes sont en effet accusés du chef suivant: «pour des fins de lucre, avoir exercé un contrôle, une direction ou une influence sur les mouvements de certaines femmes de façon à démontrer qu'il l'aide ou force à s'adonner à la prostitution».

Il s'agit là d'une accusation qui n'a pas été invalidée par la Cour suprême contrairement à celle d'avoir tenu une maison de débauche. Ces chefs qui avaient également été portés contre MM. Lesage et Gendron, ont pour leur part fait l'objet d'un arrêt des procédures.

Rappelons que l'Escouade régionale mixte de lutte à la drogue avait mené une perquisition le30 mars 2012 dans deux unités de l'ancien motel Turco, dans deux logements de la rue Louis-Pasteur, dans un logement de la rue des Coopérants et dans une résidence de la rue Fortin. L'enquête policière avait été lancée tout d'abord pour démanteler un réseau de trafic de stupéfiants mais en cours de route, on avait levé le voile sur un réseau de prostitution.

Les forces de l'ordre avaient notamment saisi des feuilles de temps remplies par les prostituées. Ces dernières travaillaient pour trois agences qui avaient pignon sur rue au Motel Turco et dans des logements de la rue Louis-Pasteur. Or, même si elles étaient opérées par des coaccusées (notamment Roxane Belleau, Manon Tellier et Annie Toupin), des redevances devaient aussi être versées au réseau de René Lesage.

La preuve policière découle du travail d'agents d'infiltration qui ont acheté de la drogue au comptoir du motel et qui ont aussi prétendu être des filles intéressées par le travail d'escorte afin de passer une entrevue avec les dirigeants présumés. De plus, des policiers ont fait appel aux services d'escortes dans différents endroits pour ensuite annuler à la dernière minute. Par exemple, le tarif d'une heure pour une relation sexuelle complète dans un des endroits dirigés par le réseau était de 120 $. De ce montant, 35 $ allait à l'agence, 70 $ allait à la prostituée et 15 $ étaient versés à la réception.

Outre la prostitution, il y avait aussi de la vente de cannabis, de cocaïne, de méthamphétamines et de Viagra qui se déroulait à ce motel.

Notons que Roxane Belleau, qui était réceptionniste à l'ancien motel Turco au moment de la frappe policière, a pour sa part écopé d'une peine de neuf mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants principalement. Elle avait aussi plaidé coupable au chef d'avoir tenu une maison de débauche. Elle était responsable de prendre les appels, de jouer à la répartitrice entre les clients et les prostituées et de vendre notamment de la cocaïne et de la marijuana.

Quant à Manon Tellier et Annie Toupin, responsables des deux agences d'escortes situées sur la rue Louis-Pasteur, elles ont plaidé coupables aux infractions d'avoir tenu une maison de débauche mais elles ont bénéficié d'une absolution inconditionnelle.

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