Les pompiers de Trois-Rivières devant la Cour supérieure

La Ville de Trois-Rivières poursuit trente de ses... (Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La Ville de Trois-Rivières poursuit trente de ses pompiers et leur syndicat, car elle affirme qu'ils n'auraient pas répondu à l'appel lors de trois incendies.

Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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(Trois-Rivières) Le conflit qui oppose la Ville de Trois-Rivières à ses pompiers s'est transporté, mardi, devant la Cour supérieure.

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Gino Harnois est le président du Syndicat des pompiers du Québec, section locale de Trois-Rivières.

Photo: Nancy Massicotte

Pour cette première étape des procédures civiles, 26 des 30 pompiers qui sont accusés d'outrage au tribunal étaient présents dans la salle d'audiences et ce, par solidarité. Aucun plaidoyer n'a été enregistré à ce stade-ci. En effet, comme l'a indiqué l'avocat des pompiers, Me Jean Denis, les parties n'en sont qu'à la gestion des instances et à la communication de la preuve.

D'ailleurs, la Ville de Trois-Rivières, dont la défense est assurée par Me Nicolas Courcy, s'est engagée à poursuivre la communication de la preuve d'ici les deux prochaines semaines. La cause a donc été reportée au 26 mai pro forma afin de permettre aux avocats des pompiers de prendre connaissance de celle-ci.

Rappelons que la Ville reproche à ces pompiers de ne pas avoir répondu à l'appel lors de trois incendies survenus les 13, 29 et 30 mars dernier alors qu'ils étaient appelés en renfort.

De plus, la Ville prétend qu'il s'agissait d'un mouvement concerté qui contreviendrait à une entente survenue entre leur syndicat et la Ville au sujet des moyens de pression devant la Commission des relations de travail. C'est pourquoi la Ville estime qu'il s'agit d'un outrage au tribunal.

Or, le syndicat et les pompiers entendent bien plaider non coupables aux gestes qui leur sont reprochés. «C'est un choc pour tout le monde car il n'y a jamais eu de mouvement concerté. Si les pompiers ne vont pas à des feux, il y a des raisons derrière tout ça», a précisé Gino Harnois, président du Syndicat des pompiers du Québec, section Trois-Rivières.

Certains de ces pompiers étaient notamment en vacances dans le sud ou encore, prenaient part à des voyages de ski. M. Harnois explique que pour les rappels au travail, il y a toujours 19 pompiers et policiers-pompiers qui sont prêts à répondre en tout temps. On en dénombre dix autres qui sont en garde extérieure, prêts à répondre à un appel en 15 minutes. Ceux-ci sont payés 0,95 $ l'heure pour le temps de garde à la maison.

Quant aux autres, ils ont un téléavertisseur avec eux mais ils ne sont pas rémunérés. «Ils peuvent être en congé ou en vacances. Ce qu'on vient nous dire aujourd'hui avec ces accusations d'outrage au tribunal, est qu'ils doivent rester à la maison, peu importe qu'ils soient en congé ou en vacances car ils doivent répondre aux appels. Ça n'a aucun sens!», a-t-il déploré.

Parallèlement à ces accusations d'outrage au tribunal, on sait que des négociations sont en cours entre la Ville et les pompiers. La Ville soutient d'ailleurs qu'il s'agit d'un moyen de pression du syndicat mais celui-ci réfute ces allégations. «Il est vrai qu'il y a des causes en suspens concernant notamment le renouvellement de la convention collective et que celles-ci font ombrage à toute cette affaire mais le syndicat n'a donné aucun mot d'ordre pour ne pas aller à l'incendie», a indiqué Me Denis.

Notons en terminant que l'avocat de la Ville de Trois-Rivières a refusé de faire des commentaires.

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