Tabassé à coups de bâton de baseball

Deux suspects, respectivement âgés de 17 et de...

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Deux suspects, respectivement âgés de 17 et de 18 ans, ont été arrêtés après avoir battu un homme à coups de bâton de baseball.

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(Manseau) Stéphane Boucher a été sauvagement tabassé à coups de bâton de baseball samedi, vers 22 h 45, après que deux individus portant la cagoule se soient introduits par effraction dans la résidence de son père à Manseau (MRC de Bécancour). La victime s'en est tirée indemne, à quelques dents près. Par chance, son père de 73 ans, qui se trouvait à l'intérieur de la maison, n'a pas été blessé.

«Deux individus, âgés respectivement de 17 et de 18 ans, seraient entrés dans une résidence pour commettre une agression armée envers l'un des occupants. Ce dernier aurait été agressé à l'aide d'un bâton de baseball, il aurait eu quelques dents de cassées, mais on ne craint pas pour sa vie», rapporte le sergent Claude Denis de la Sûreté du Québec.

«Vers 22 h 15, un de mes chums m'a téléphoné pour me dire qu'il allait venir faire un tour. Lorsque ç'a cogné à la porte, j'ai ouvert. Comme la vitre est givrée, je n'ai pas vu que les gars avaient une cagoule dans la face. Aussitôt ils m'ont dit: c'est un hold up et m'ont chargé. Il était déjà trop tard. Ça s'est passé tellement vite que je ne me souviens pas quand j'ai réussi à leur enlever la batte, mais ça n'a pas été trop long. Pis là, ils ont commencé à me battre à coups de pied, à coups de genoux et à coups de poing par la tête», relate M. Boucher.

«Une chance que j'étais là, car c'est mon père qui aurait ouvert la porte. D'une manière, je lui ai un peu sauvé la vie», croit-il.

Après leur méfait, les deux suspects ont pris la fuite à bord de leur propre véhicule, mais ont aussitôt été interceptés par des citoyens qui, témoins de la scène, leur ont barré le passage en stationnant leur automobile de travers. Les deux jeunes hommes ont donc été contraints de modifier leur plan en prenant la poudre d'escampette à pied, coupant court par un boisée où ils ont été épinglés par les

policiers.

Lors de sa fuite, l'un des suspects a été légèrement blessé à une cheville. Il a été conduit à l'hôpital sous surveillance policière et devait être interrogé au courant de la journée d'hier. 

Pour l'heure, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ignorent les motifs qui ont motivé cette agression. 

Les deux suspects pourraient comparaître lundi sous des chefs d'accusation d'agression armée et d'introduction par effraction.

«Je me sens comme une poche de hockey qu'on aurait jetée par terre», image M. Boucher.

«J'ai mal partout, aux articulations, mais il paraît que j'ai rien de cassé.»

Selon la Sûreté du Québec, on ne peut pas parler d'invasion de domicile puisqu'aucun vol n'a été perpétré. 

«Pour qu'on puisse qualifier ça d'invasion de domicile, normalement il faut qu'il y ait eu vol, il faut qu'il y ait eu introduction, il faut qu'il y ait eu violence et il faut que le geste soit commis par des étrangers. Dans le cas de Manseau, est-ce que ce sont des étrangers? Ça semble être le cas. Il y a eu violence, il y a eu introduction, mais selon les informations que nous avons, il n'y a pas eu de vol», indique le sergent Denis.

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