Trois-Rivières poursuit trente de ses pompiers

La Ville de Trois-Rivières poursuit trente de ses... (Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La Ville de Trois-Rivières poursuit trente de ses pompiers et le syndicat qui les représente, car elle affirme qu'ils n'auraient pas répondu à l'appel lors de trois incendies.

Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières poursuit trente de ses pompiers ainsi que le syndicat qui les représente pour outrage au tribunal. Ceux-ci n'auraient pas respecté l'entente survenue entre leur syndicat et la Ville au sujet des moyens de pression mis de l'avant. La Ville reproche à ces pompiers de ne pas avoir répondu à l'appel lors de trois incendies, compromettant ainsi la sécurité de la population.

Les trente pompiers ont reçu mercredi des assignations à comparaître le 14 avril prochain devant la Cour supérieure au palais de justice de Trois-Rivières. La Ville reproche à ces pompiers de ne pas s'être présentés lors de trois incendies survenus les 13, 29 et 30 mars derniers alors qu'ils étaient appelés en renfort.

Or, comme cela contreviendrait à l'entente conclue en février dernier devant la Commission des relations du travail (CRT), un tribunal administratif, la Ville estime qu'il s'agit d'un outrage au tribunal. Le syndicat s'était engagé devant la CRT «à informer immédiatement ses membres qu'aucun moyen de pression, action concertée ou mesure visant à refuser de répondre aux appels en renfort ne sera toléré». Le syndicat s'était engagé à prendre les «moyens nécessaires pour que les membres répondent aux appels en renfort et se mettent en direction de la caserne ou du lieu d'intervention dès la réception de l'appel».

«On ne peut pas mettre la sécurité de la population en danger. C'est inadmissible», dénonce le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

Des négociations sont en cours entre la Ville et les pompiers. Ce n'est pas une raison, estime le maire, de risquer la sécurité de la population. La Ville soutient qu'il s'agit d'un moyen de pression du syndicat. «Le rôle des pompiers est de protéger les citoyens. Nous avons beau être en négociation de convention collective, mais ils doivent respecter le cadre de leur travail et répondre aux appels. C'est inacceptable cette façon de faire», affirme Yves Lévesque.

Selon Radio-Canada Mauricie, le président du Syndicat des pompiers et pompiers, Gino Harnois, affirme que les pompiers visés ne se sont pas présentés lors des incendies en raison d'un problème du système de télécommunication. Or, la Ville rejette catégoriquement cet argument.

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