Un concours sur Facebook demande à des jeunes femmes des photos d'elles nues

Jusqu'à 10 000 $ pouvaient être remportés par...

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Jusqu'à 10 000 $ pouvaient être remportés par les participantes à un concours annoncé sur Facebook. Plus les morceaux de linge tombaient, plus les prix étaient alléchants.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Pendant quelques heures, lundi, une utilisatrice des réseaux sociaux se serait servi du nom corporatif de l'Agence Mousseline pour collectionner via Internet des photographies de jeunes femmes nues. La femme en question serait parvenue à mettre la main sur les photographies d'au moins trois adolescentes de la région de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. Aussitôt avertie, la Sûreté du Québec appelle à la prudence.

«Une jeune fille a communiqué avec moi pour me questionner sur un concours organisé par mon agence qui invitait des jeunes filles à faire parvenir des photos de sous-vêtements, de lingerie fine, de nu caché et de nu intégral. La jeune fille m'indiquait que des montants d'argent étaient attachés à ça», signale Marie Villeneuve, propriétaire de l'Agence Mousseline. En effet, jusqu'à 10 000 $ pouvaient être remportés par les participantes. Plus les morceaux de linge tombaient, plus les prix étaient alléchants.

Craignant que son agence soit l'objet d'une utilisation frauduleuse de son identité et, surtout, s'inquiétant du sort réservé aux jeunes filles qui mordaient à l'hameçon, Mme Villeneuve a aussitôt communiqué avec la Sûreté du Québec pour leur mettre la puce à l'oreille.

Après vérifications, il semble que l'organisatrice du concours n'ait jamais signalé faire partie de l'Agence Mousseline, mais plutôt d'une autre agence de la région de Québec. Sur la page Facebook de l'organisatrice, on lit plutôt qu'elle «aime» l'Agence Mousseline, non qu'elle en soit membre. Mais pour l'adolescente de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, le mal était fait. «Pauvre petite, elle a envoyé des photos d'elle nue sans vraiment savoir ce qu'il en était. Dans ce milieu, les adolescentes sont prêtes à tellement de choses pour être appréciées, pour être adulées, pour avoir leur moment de gloire, peut-être même faire des sous. La leçon à retenir, c'est qu'on ne peut pas se fier à n'importe qui», conclutMme Villeneuve.

Du côté de la SQ, on confirme qu'une personne a utilisé les réseaux sociaux pour solliciter des photos de jeunes femmes nues. Un signalement a été déposé et un dossier du public a été ouvert pour recueillir d'autres témoignages.

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