Trente mois de prison pour un viol commis en 1977

François Toutant, 60 ans, de Saint-Ferdinand, a écopé... (Photothèque Le Soleil)

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François Toutant, 60 ans, de Saint-Ferdinand, a écopé d'une sentence de 30 mois de prison, mardi matin, au palais de justice de Trois-Rivières, pour un viol qu'il a commis sur une adolescente en 1977, à Sainte-Marie-de-Blandford.

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Le Nouvelliste

François Toutant devra purger une peine de 30 mois de pénitencier pour avoir violé une adolescente en 1977 à Sainte-Marie-de-Blandford.

Dans cette affaire, la procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, réclamait une sentence de trois ans de prison compte tenu des facteurs aggravants. La défense, assurée par Me Jocelyne Duplessis, suggérait plutôt une peine de deux ans moins un jour. 

Au terme des plaidoiries, le juge Guy Lambert a conclu qu'une peine de 30 mois serait appropriée dans les circonstances. «Dans une société civilisée, on doit dénoncer ce genre de crimes», a-t-il rappelé. 

Rappelons que François Toutant, 60 ans, de Saint-Ferdinand, a agressé sexuellement la jeune fille de 14 ans le 24 juin 1977 au terme d'un party de la Saint-Jean-Baptiste. Il lui avait d'ailleurs donné de l'alcool au point qu'elle soit malade. Plus tard, dans la soirée, il l'avait ainsi reconduite. Profitant de l'absence de sa conjointe, il l'avait violée sur un divan malgré son refus et ses vaines tentatives pour se défendre. 

En 2011, la victime a finalement décidé de porter une plainte contre son agresseur. Celui-ci a toujours nié les faits. Il a dit notamment qu'il ne pouvait pas avoir mis de condom, comme l'affirmait la victime, puisqu'il avait subi une vasectomie auparavant. Au terme d'un procès au cours duquel la plaignante avait dû raconter ce qui s'était passé, Toutant avait finalement été déclaré coupable de viol par le juge Lambert, ce dernier n'ayant pas retenu sa version. Mardi encore, Toutant a nié l'avoir agressé sexuellement, jetant plutôt le blâme sur un autre homme. 

Le juge a donc tenu compte de plusieurs facteurs aggravants comme son absence de remords et d'empathie, les mauvais traitements infligés à une personne mineure, sa position d'autorité face à la victime et les séquelles que cet événement avait laissées dans la vie de la plaignante.

Dans une lettre écrite au tribunal pour relater les conséquences de l'agression, elle a notamment indiqué que tous les aspects de sa vie avaient été grandement perturbés. «Ma prison est déjà faite. Je l'ai vécue toute ma vie», a-t-elle précisé. Certes, elle a vécu d'autres épreuves difficiles

mais le juge a tenu compte du tort que François Toutant lui avait causé. 

Qui plus est, ce dernier n'a pas mené une vie exemplaire. Il a lui aussi eu une enfance difficile mais il compte des antécédents judiciaires de fraude en 1986 et 1991. En 1992, il a écopé de cinq ans de prison pour une agression sexuelle grave et en 1998, il a dû purger six mois de prison dans la collectivité pour possession de stupéfiants pour fins de trafic. Le seul facteur atténuant que le juge a pris en considération dans cette affaire est le fait qu'il a toujours travaillé (sauf lorsqu'il était en prison bien sûr).

Outre les 30 mois de pénitencier à faire, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité et il lui sera interdit d'avoir des armes pendant dix ans. 

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