Une jeune journaliste de Trois-Rivières perd la vie

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Anne-Sophie Bois

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«Déterminée, énergique, promise à un bel avenir.» Ceux qui ont connu Anne-Sophie Bois ne tarissaient pas d'éloges, vendredi, envers cette jeune journaliste de 23 ans qui est décédée tragiquement, jeudi, à Notre-Dame-du-Portage, près de Rivière-du-Loup.

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La jeune journaliste a perdu la vie tragiquement lorsqu'un bloc de glace a cédé et lui est tombé dessus.

Image fournie par Radio-Canada

La Trifluvienne a perdu la vie coincée sous un énorme bloc de glace alors qu'elle s'adonnait à l'une de ses passions: la photographie. Accompagnée de deux amies, elle se trouvait derrière un amoncellement de glace sur le bord du fleuve Saint-Laurent, lorsque brusquement, un morceau s'est détaché et leur est tombé dessus. Il a fallu une heure et demie pour la libérer de sa prison de glace. Une des deux femmes qui l'accompagnaient a subi de multiples fractures tandis que l'autre souffre d'un violent choc nerveux.

La jeune femme a notamment travaillé à L'Écho de Trois-Rivières et à l'hebdomadaire L'Impact à Drummondville. Guy Levasseur l'a côtoyée à ces deux endroits à titre de directeur de l'information. «Elle était extrêmement dynamique. Elle avait une joie de vivre incroyable.  C'est une fille avec qui il était très agréable de travailler, mais c'était tout autant agréable de la côtoyer comme amie.»

Il a aussi été marqué par son grand professionnalisme alors qu'elle faisait ses premiers pas dans le métier. «Elle était très persévérante et travaillante. Elle ne comptait pas ses heures. Elle avait un grand potentiel. Elle était professionnelle jusqu'au bout des doigts.»

Elle a notamment travaillé avec le photographe Éric Beaupré à L'Impact. M. Beaupré l'a guidée alors qu'elle commençait à aborder la photographie. Ils sont rapidement devenus amis et même si elle était maintenant à Trois-Rivières, elle lui demandait régulièrement conseil, elle qui ne manquait jamais une occasion de parfaire sa technique. «Quel triste coup du destin. Ça n'a aucun sens. Ce qu'on me disait à la Sûreté (du Québec), c'est que ce n'était même pas un geste téméraire. Elles n'ont pas été imprudentes. La glace a cédé. Elles étaient vraiment à la mauvaise place au mauvais moment. Je suis sans mots», confie le photographe.

Il croit que c'est son intérêt pour la photographie qui l'a amenée à se rendre sur le bord du fleuve jeudi. «Elle a développé une passion pour la photo. C'est pour ça probablement qu'elle était là.»  Comme les autres collègues qui ont croisé sa route, il croit qu'elle était promise à un bel avenir en journalisme. «Anne-Sophie, c'était quelqu'un qui avait une drive de fou. N'importe quel défi qu'elle se lançait, elle y arrivait. Elle était fonceuse. En peu de temps, elle s'était développée d'une façon fantastique autant comme journaliste que photographe. Elle avait tellement de potentiel et l'envergure pour aller loin là-dedans.  C'était une jeune femme fantastique.»

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a commenté le décès de la journaliste sur sa page Facebook. «Anne-Sophie était une jeune femme rayonnante et très professionnelle. Journaliste de talent, elle a contribué positivement au rayonnement de Drummondville et avait à coeur de bien informer ses lecteurs. Encore récemment, j'ai pu discuter avec elle de ses projets d'avenir. Cet avenir, il était très prometteur pour elle, qui est vraiment partie trop tôt dans un malheureux accident à Notre-Dame-du-Portage.»

Marc-André Pelletier, vice-président de la FPJQ-Mauricie et journaliste au 106,9 FM, était aussi un ami d'Anne-Sophie Bois. Il s'est inquiété alors qu'elle ne répondait pas à un de ses messages. «Je savais qu'elle était partie voir une amie. Je lui avais texté: ''Bonne route, sois prudente''.» Il n'a jamais eu de réponse. «Quand je l'ai appris, je n'y croyais pas», laisse-t-il tomber. 

Elle ne travaillait plus à L'Écho de Trois-Rivières depuis à peine une semaine. La jeune femme avait toutefois plein de projets dont un voyage en Amérique centrale en avril. Cette volonté de toujours aller de l'avant fait partie des souvenirs qu'elle a laissés. «Elle partait en voyage pour se ressourcer, vivre. C'était une passionnée. Tout ce qu'elle faisait, elle ne le faisait pas à moitié», mentionne M. Pelletier.

La nouvelle de sa mort a été un choc. «C'est une triste nouvelle pour la communauté journalistique dans la région. C'était une fille qui démontrait déjà un grand potentiel», note M. Pelletier. «Je l'ai appris à 3 heures du matin. Ça m'a affecté énormément. Elle avait une passion dans le travail. Une passion qui venait de son amour pour la vie», conclut M. Levasseur.

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