Plus besoin d'acheminer des dons pour la famille Lessard de Louiseville

De gauche à droite: Shania Lessard, sa mère... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Shania Lessard, sa mère Dany et son père, Stéphane en compagnie du maire Yvon Deshaies de Louiseville, à droite.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La famille Lessard de Louiseville qui a tout perdu, incluant son gagne-pain, dans un incendie le 12 mars dernier, a tenu à remercier de tout coeur la population pour les dons de vêtements, produits d'hygiène et même en argent qui leur ont été versés par élan de solidarité.

Stéphane Lessard, un entrepreneur bien connu dans le coin pour son commerce de peinture de camions, a indiqué hier qu'il n'est plus nécessaire d'acheminer des dons maintenant. «On pourra se débrouiller avec ce qu'on nous a donné», indique-t-il, sans toutefois être en mesure de dénombrer exactement ce qu'il a reçu.

Ce dernier a tenu à remercier le maire, les marchands et restaurateurs, la caisse populaire ainsi que la population pour toute ces bontés et pour les encouragements, «beaucoup d'encouragements», dit-il.

La famille Lessard a aussi eu un bon mot pour Mario Béland, un ami qui lui prête une maison depuis le sinistre, le temps que les choses se replacent.

«Fort heureusement, la maison était assurée», tient-il à préciser, «mais pas le garage».

Or c'est dans ce garage, où le feu a pris naissance accidentellement, qu'il travaillait quotidiennement pour assurer le bien-être de sa famille.

Le père de deux enfants calcule à 60 000 $ le prix des outils de travail perdus dans l'incendie. Incluant le bâtiment qui abritait son atelier, il évalue ses pertes à 250 000 $ juste pour son entreprise. Pour lui, il est donc vraiment trop tôt pour savoir si et surtout comment il pourra relancer ses affaires.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, indiquait hier qu'un garage pourrait peut-être être disponible pour y transférer ses activités et qu'il fera de son mieux pour l'aider.

C'est qu'à la suite du feu qui a tout réduit en fumée, M. Lessard a en effet perdu un droit acquis, sur son terrain. Il ne peut plus reconstruire au même endroit.

Stéphane Lessard comptait une centaine de clients. Hier, il lui était encore impossible de dire à ces derniers s'il y aura relance ou non de son entreprise.

«Il est temps de me relever les manches, de reprendre ma vie en main et de m'occuper de ma famille», dit-il néanmoins.

Ce qui ajoute au drame de la famille Lessard, c'est que la maison qu'il habitait avait été construite par son père. La perte est donc double pour eux.

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