Le procès des Atikamekws se poursuit

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Près d'un siècle après les inondations d'Opitciwan, le Tribunal des revendications particulières a décidé de se pencher sur les événements survenus en 1918. Les procédures ont repris dernièrement et la communauté atikamekw souhaite que cette procédure judiciaire aboutisse à un règlement équitable.

Opitciwan poursuit le gouvernement fédéral en raison des dommages, autant matériels que moraux, subis lors de la construction du barrage La Loutre menant à la création du réservoir Gouin entre 1918 et 1922.

Le Conseil a fait savoir qu'à l'époque, la «mise-en-eau» du réservoir Gouin avait inondé pas moins de 152,89 km² du territoire ancestral, dont 542 acres à même la réserve d'Opitciwan, causant la destruction des maisons et l'engloutissement des terrains et de tous les biens qui s'y trouvaient. Cet événement a entraîné la disparition des traces de la mémoire collective de la communauté en plus de la perte du territoire ancestral voué à leur subsistance.

«Devant le Tribunal des revendications particulières, nous faisons la démonstration que les dommages et inconvénients subis par les Atikamekws d'Opitciwan sont attribuables à la Couronne fédérale qui avait l'obligation, à l'époque, de veiller aux intérêts de notre communauté en vertu de sa responsabilité constitutionnelle à l'égard des Indiens et des terres réservées aux Indiens. La Couronne a violé et n'a pas exécuté ses obligations légales, statutaires et fiduciaires, en ne s'assurant pas que ma communauté soit prévenue du danger d'inondation qui la guettait et en ne s'assurant pas que le gouvernement du Québec prenne les mesures nécessaires afin d'éviter cette tragédie», a déclaré Christian Awashish, chef de la communauté d'Opitciwan.

«Nous avons aujourd'hui l'opportunité d'obtenir réparation pour corriger une période noire de notre histoire. Nous souhaitons un dénouement juste et équitable de ces recours, avec l'espoir de pouvoir enfin tourner la page et regarder vers l'avenir», a poursuivi le chef Awashish.

Les audiences se poursuivent à Montréal jusqu'au 29 mars prochain.

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