Du fil à retordre au palais de justice

Les sept individus soupçonnés d'avoir causé du grabuge... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

Agrandir

Les sept individus soupçonnés d'avoir causé du grabuge au Centre de détention de Trois-Rivières le 11 novembre dernier auraient endommagé le bloc cellulaire du palais de justice de Trois-Rivières alors qu'ils attendaient leur comparution.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les détenus soupçonnés d'avoir causé du grabuge au Centre de détention de Trois-Rivières le 11 novembre dernier auraient encore une fois donné du fil à retordre aux agents des services correctionnels mardi matin.

Les sept individus auraient en effet endommagé le bloc cellulaire du palais de justice de Trois-Rivières alors qu'ils attendaient leur comparution pour les événements du 11 janvier. Un officier du Centre de détention de Trois-Rivières s'est même rendu à deux reprises dans la salle d'audiences pour demander au procureur de la Couronne d'accélérer leur passage en cour en raison de leur comportement belligérant. Les agents voulaient alors les ramener à la prison de Trois-Rivières le plus vite possible.

Informée de la situation par Me Julien Beauchamp-Laliberté, la juge Dominique Slater a alors réclamé la présence de leurs avocats, et ce, dans les plus brefs délais à l'intérieur de la salle d'audiences. Dès lors, la comparution des sept individus a pu se faire. Ils ont ainsi défilé un à un dans le box des accusés. Pour l'occasion, la sécurité avait même été accrue.

Les sept suspects sont Éric Blais, Alexandre Beaulieu, Samuel Bourassa, Kevin Gagnon-Roy, Anthony Lapierre, Tommy Michel et Pierre Jr Rhéaume-Taillon. Ils sont tous accusés d'émeute et de méfaits de plus de 5000 $ sur les équipements du Centre de détention. La Couronne s'est objectée à leur remise en liberté mais comme ils sont déjà détenus dans d'autres dossiers, la majorité a renoncé à la tenue d'une enquête sur détention. Leur cause a été reportée au 31 mars.

Rappelons que le 11 novembre dernier, à la suite d'un refus de visite à un détenu, les suspects avaient causé du chaos à l'intérieur d'une aile de l'établissement.

Deux ou trois d'entre eux étaient même parvenus à se rendre sur le toit de l'immeuble. L'intervention rapide des agents de services correctionnels avait cependant empêché la situation de dégénérer. Au bout d'une heure, l'incident avait été maîtrisé de sorte que personne ne s'était évadé. Au cours de l'émeute, les détenus en colère avaient notamment bloqué la vue des agents correctionnels en mettant hors service des caméras de surveillance.

Mardi, un représentant du ministère de la Sécurité publique n'a pas été en mesure d'obtenir des confirmations et davantage de détails sur les événements qui se sont produits au palais de justice. On ignorait également si de nouvelles procédures judiciaires allaient être intentées contre les suspects.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer