Alertes à la bombe: 18 nouvelles accusations contre Steve Kane

Steve Kane sera détenu jusqu'à son retour en...

Agrandir

Steve Kane sera détenu jusqu'à son retour en cour le 24 avril.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pas moins de dix-huit nouveaux chefs d'accusation ont été portés, mercredi, contre l'ex-militaire Steve Kane en lien avec des fausses alertes à la bombe et des menaces qu'il aurait logées du 4 au 8 mars dernier.

On l'accuse notamment de méfait public pour avoir contacté un policier le 4 mars en l'amenant à commencer une enquête pour une fausse alerte à la bombe. Dans le même ordre d'idées, il doit répondre à 14 chefs d'accusation pour avoir fait des fausses alertes à la bombe les 4, 5, 6, 7, et 8 mars - en l'occurrence avoir transmis des informations qu'il savait fausses et ce, dans l'intention de nuire ou d'alarmer. 

Kane aurait notamment appelé la GRC, la Sûreté du Québec, Le Nouvelliste, V-Télé, TVA, 106,9 FM, Radio 911, l'Assemblée nationale, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le ministère de la Sécurité publique, la base militaire de Valcartier et le Sénat canadien. 

Toujours au cours de cette même période, on lui reproche aussi d'avoir proféré des menaces à l'encontre du premier ministre Stephen Harper et de l'école islamique de Montréal.

Or, l'enquête policière menée sur ses agissements est loin d'être terminée. D'autres accusations risquent en effet d'être portées prochainement contre lui pour des crimes de même nature. Tel que l'a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales Me Maxime Laroche, Kane aurait fait de nombreux appels partout au Québec et même en Ontario avant qu'il ne soit arrêté le 9 mars dernier. «Nous sommes en train de retracer tous les appels qui ont été logés par M. Kane. À ce jour, nous avons porté uniquement des accusations dans les dossiers où il y a eu des déclarations mais l'enquête se poursuit pour les autres», a-t-il précisé. 

La police le soupçonne notamment d'être à l'origine des deux alertes à la bombe perpétrées dimanche dernier à Shawinigan, au magasin Rossy, sur la 41e Rue, et chez Walmart, sur le boulevard Royal. Il pourrait aussi être celui qui a fait des appels à la bombe à la prison de Trois-Rivières. 

Tous les appels auraient été logés à partir d'une cabine téléphonique située au Centre régional de santé mentale de Shawinigan où il subit présentement une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle dans un dossier antérieur. 

Mercredi, Kane était justement ramené devant le tribunal en lien avec la tentative de vol qualifié avec des bâtons de dynamite qu'il aurait fait au restaurant chez Auger à Shawinigan le 11 janvier dernier. Il a donc comparu sur les 18 nouveaux chefs d'accusation en présence de son avocat Me David Grégoire. 

La Couronne s'est objectée à sa remise en liberté. Il a ensuite été convenu avec le juge Guy Lambert que le prévenu poursuive au même endroit son évaluation psychiatrique et ce, pour une période de

45 jours supplémentaires compte tenu des nouvelles infractions. De toute façon, une prolongation de délai avait auparavant été demandée par l'institution. 

Kane sera donc détenu. Lors de son retour en cour le 24 avril, on pourra compléter son enquête sur caution dans le premier dossier. Et, à la lumière des résultats de l'évaluation, si elle est terminée, la défense sera peut-être en mesure d'annoncer si la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux pourrait être invoquée ou non.

Notons que juste avant de quitter le box des accusés, l'ex-militaire a déclaré mercredi: «À mon frère d'armes le sergent Doiron: respect!». On peut présumer que ses propos sont reliés à la mort du soldat canadien Andrew Joseph Doiron, abattu la semaine passée en Irak. Kane tiendrait en effet le premier ministre responsable de la mort de cet homme. 

Plus tard, son avocat n'a pas voulu commenter les nouvelles accusations puisqu'il venait tout juste d'en prendre connaissance. Il a cependant admis que son client avait besoin de soins. «Il est malade. Il est à l'hôpital et ce n'est pas pour rien. Ce sera au médecin ou au psychiatre de déterminer son état», a mentionné Me Grégoire. 

Depuis le début de ses démêlés avec la justice, Kane affirme souffrir du trouble de stress post-traumatique subi à la suite de missions à l'étranger alors qu'il était militaire. Il réclame du soutien et de l'aide psychologique pour lui et les anciens combattants.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer