Steve Kane: «Je crie à l'aide mais personne ne me répond»

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(Shawinigan) Déjà arrêté en janvier pour avoir eu en sa possession des substances explosives, l'ex-militaire, Steve Kane, serait l'auteur d'une vingtaine d'appels à la bombe ciblant divers endroits situés aux quatre coins du Québec.

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Steve Kane aurait effectué ses appels à la bombe d'une cabine téléphonique située à l'intérieur du Centre regional de santé mentale à Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Il aurait fait ces appels, de mercredi à dimanche derniers, d'une cabine téléphonique située à l'intérieur du Centre régional de santé mentale de Shawinigan (hôpital Sainte-Thérèse) où il subit présentement une évaluation psychiatrique.

L'homme de 44 ans a été arrêté, dimanche soir. La Sûreté du Québec ne confirme pas son identité, mais selon des sources fiables, il s'agit bel et bien de Kane.

Il serait aussi relié aux menaces de mort formulées contre le premier ministre Stephen Harper et la chaîne TVA. Kane serait celui qui a laissé un message menaçant envers le premier ministre et TVA sur le répondeur du Nouvelliste, samedi soir. Parlant avec un accent, il disait alors se prénommer Hijab.

Les appels à la bombe visaient des bâtiments situés à Drummondville, La Tuque, Trois-Rivières, Québec et Montréal. La Sûreté du Québec n'a pas confirmé quelles étaient les cibles de l'individu, mais tout porte à croire qu'il serait à l'origine des deux alertes à la bombe perpétrées, dimanche, à Shawinigan, au magasin Rossy, sur la 41e Rue, et chez Walmart, sur le boulevard Royal. Il pourrait aussi être celui qui a fait des appels à la bombe à la prison de Trois-Rivières ainsi qu'à l'Assemblée nationale, jeudi. Les activités à l'Assemblée nationale ont été perturbées pendant environ deux heures en raison de cette alerte.

«La liste des endroits ciblés n'est pas encore tout à fait définitive, mais il a appelé partout au Québec. Il y a une vingtaine de dossiers. Il y a encore des endroits qui nous rapportent qu'ils ont reçu des appels à la bombe», raconte le sergent Hugo Fournier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Toutes ces alertes étaient des canulars, mais elles ont nécessité l'intervention des policiers qui ont dû procéder à des fouilles et à diverses vérifications. «Ça a causé beaucoup de problèmes. Plusieurs personnes ont dû être évacuées», note le sergent Fournier.

Depuis le début de ses démêlés avec la justice, Kane affirme souffrir du trouble de stress post-traumatique subi à la suite de missions à l'étranger alors qu'il était militaire. Joint lundi au Centre régional de santé mentale de Shawinigan, il a clamé à nouveau sa détresse. «Je crie à l'aide à tout le monde, mais personne ne me répond. Je me bats tout seul», a-t-il déploré. Il souhaite être transféré à l'hôpital pour anciens combattants de Sainte-Anne-de-Bellevue. Il dit espérer obtenir des soins appropriés à cet endroit. «Je veux me soigner premièrement, et après on ira au procès.»

Il aimerait que les anciens combattants puissent bénéficier de davantage de services dans la région. «C'est grave ce qui se passe avec nos anciens combattants. Ce n'est pas fini. Il y a tellement de combattants qui vont sortir de l'armée bientôt. Qu'est-ce qu'on va faire avec ce monde-là, s'ils virent un peu marteau? Il faut leur faire une place pour les aider.»

Kane affirme avoir fait partie des Forces armées canadiennes de 1990 à 1998 et avoir participé à des missions en Bosnie et en Croatie. «Ç'a été des guerres assez cruelles pour moi, dans mon cerveau. Tout le monde sait ce que c'est la cruauté des guerres.»

Depuis qu'il a été arrêté pour les appels à la bombe, il peut encore téléphoner, mais un intervenant doit être à côté de lui.

Si Kane subit une évaluation psychiatrique c'est qu'il a été arrêté le 11 janvier après avoir présumément tenté de commettre un vol qualifié au restaurant chez Auger, sur le boulevard des Hêtres, à Shawinigan. Des bâtons de dynamite dans les mains, il avait réclamé le contenu du tiroir-caisse à la gérante, mais cette dernière avait refusé d'obtempérer.

Il avait pris la fuite avant d'être rapidement localisé par les policiers. Les explosifs avaient alors été abandonnés au sol. Des artificiers de la Sûreté du Québec avaient dû se rendre sur place. Par mesure de sécurité, un vaste périmètre de sécurité avait été érigé entre la 36e Rue et la

41e Rue, incluant les rues Giroux, Bonaventure et Richelieu. Une quinzaine de bâtiments avaient été évacués.

Les explosifs ne provenaient pas des Forces armées. Il semble qu'ils aient été volés dans une carrière il y a plusieurs années.

Kane reviendra devant la cour mercredi pour les événements de janvier. Des accusations de méfait public et de menaces devraient notamment être ajoutées en raison des appels à la bombe.

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