Un locataire saccage complètement son logement

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La salle de bain de l'appartement a été saccagée.

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(Trois-Rivières) Le locataire d'un immeuble de la rue Bellefeuille à Trois-Rivières a complètement saccagé son appartement, tôt jeudi matin. Toilette fracassée, comptoirs et armoires arrachés, fenêtres éclatées, l'appartement situé à l'étage ressemble maintenant davantage à un champ de 
bataille qu'à un domicile.

La cuisine de l'appartement a été lourdement endommagée. ... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

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La cuisine de l'appartement a été lourdement endommagée. 

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Le locataire, qui a été arrêté par les policiers, a même balancé sa télévision et d'autres effets personnels par une fenêtre du haut de l'étage.    

Jeudi matin, vers 6 h, le voisin d'en bas a été réveillé par du bruit. Quelques instants plus tard, les luminaires de son appartement tremblaient, tellement le vacarme était intense à l'étage. Le locataire a aussitôt communiqué avec le propriétaire des lieux, Yves Junior Boissonneault. Celui-ci lui a clairement dit d'alerter les forces de l'ordre, ce qu'il a fait.

«Ça fait un mois qu'il est arrivé et c'est un bizarre de personnage», affirme son voisin Benoit St-Arneault. «Il a tout lancé par la fenêtre. Il y a même des choses qui sont tombées sur mon auto.» 

Selon son voisin, l'homme était en crise jeudi matin et possiblement sous l'effet de la drogue, lorsqu'il s'est mis à saccager son appartement. Lorsque les policiers sont arrivés, M. St-Arneault explique qu'ils ont demandé à l'homme en crise s'il était seul avant de lui demander de venir discuter. Lorsqu'il est descendu, il aurait brandi un bâton. Aussitôt, les policiers l'auraient immobilisé avant de lui passer les menottes. 

«Je l'ai vu débarquer avec son bâton et je me suis dit que la bataille allait pogner», précise Benoit St-Arneault. 

Le propriétaire de l'immeuble, qui se trouve présentement au Nouveau-Brunswick pour son entreprise, affirme que selon les premières évaluations, les dommages sont estimés à près de 30 000 $. M. Boissonneault soutient que son locataire payait pourtant son loyer et qu'il ne lui avait jamais causé de problèmes. 

«C'est très difficile de gérer une situation comme ça à distance», soutient-il. «J'ai vu les photos et je n'ai plus rien. Il n'y a plus de toilette, d'armoires ou de lustres. C'est fou.»

Cet événement expose toutefois les difficultés auxquelles les propriétaires sont confrontés. «C'est dur d'être propriétaire. Nous n'avons pas de recours. Les locataires sont maîtres et rois. Ça fait deux ans que j'attends de passer en cour pour un locataire qui ne veut pas payer», précise M. Boissonneault. «Tu n'as pas le goût d'être propriétaire d'un bloc quand il arrive des affaires comme ça.»

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