Le procès de l'ex-préposé aux bénéficiaires accusé d'agressions sexuelles se poursuit

Le palais de justice de Shawinigan.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le palais de justice de Shawinigan.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le procès d'Yves Brousseau, cet ex-préposé aux bénéficiaires du CSSS de l'Énergie accusé d'avoir agressé sexuellement deux patientes, s'est poursuivi lundi au palais de justice de Shawinigan mais toujours dans le cadre d'un voir-dire sur l'admissibilité en preuve de la déclaration d'une des plaignantes.

En effet, cette dame est décédée peu de temps après le début de l'enquête préliminaire en février 2013. L'avocat de M. Brousseau, Me Simon Ricard, n'a pas été en mesure de terminer son contre-interrogatoire, ce qui, selon lui, peut nuire à la défense de son client. Il s'oppose donc au dépôt en preuves des déclarations faites par cette femme aux policiers et aux témoins civils sur les gestes sexuels dont elle aurait été victime, ce qui a nécessité l'ouverture d'un voir-dire.

Lundi, des membres du personnel médical ont donc été appelés à la barre des témoins pour apporter certaines précisions sur l'état de santé de la plaignante lors de ses hospitalisations au CSSS de l'Énergie, mais également sur les dossiers médicaux qui ont été déposés en preuve. Toutefois, comme ces témoignages se déroulent dans le cadre du voir-dire, une ordonnance de non-publication nous interdit d'en dévoiler la teneur

Les avocats, soit Me Ricard à la défense et Me Vicky Belleville à la Couronne, ont ensuite commencé à faire leurs plaidoiries au juge Jacques Trudel. Elles vont se poursuivre le 2 avril. Le tribunal pourra ensuite rendre une décision à savoir s'il admet en preuve ces fameuses déclarations de la plaignante ou s'il les rejettent. Le procès pourra ensuite se poursuivre.

Rappelons que Brousseau fait face à quatre chefs d'accusation, tous d'agression sexuelle, sur deux femmes qui étaient hospitalisées dans le service de psychiatrie de l'hôpital. Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus en février et en octobre 2008 dans le cas d'une première patiente et en août et septembre 2009 pour la seconde.

L'une des présumées victimes avait soutenu dans le cadre du procès que le prévenu se serait livré à des attouchements sexuels sur elle à quelques reprises alors qu'elle était hospitalisée au 8e étage. Il lui aurait fait des massages pour la relaxer, mais ces mains auraient été plutôt baladeuses selon ses dires. Le prévenu n'aurait jamais touché ses parties génitales mais il lui aurait caressé les épaules, le cou, le galbe des seins et les cuisses.

Quant à la seconde présumée victime, elle est décédée juste avant la tenue du procès. Ce sont les verbalisations qu'elle a faites à des proches et à des intervenants qui sont en litige.

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