UQTR: des accusations de parjure et d'entraves?

L'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, à droite et son procureur, Me René Duval.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procureur de l'ex-vice-recteur de l'UQTR, Martin Gélinas, Me René Duval, dit avoir découvert, au terme d'une enquête qu'il vient de terminer, de la nouvelle preuve «susceptible de convaincre un juge de porter des accusations de parjure (et/ou faux témoignage) et d'entrave à la justice contre des personnes impliquées dans le dossier de Martin (Gélinas)».

«On vient d'obtenir les preuves qu'il nous manquait», dit-il.

«Il a fallu mener une enquête. On soupçonnait ces choses-là et les résultats de l'enquête sont tels qu'il y aura une demande faite à un juge. On va déposer, devant un juge, un projet de dénonciation. On va faire entendre des témoins et le juge va décider, à l'issue de cette audition-là, si notre preuve justifie que des accusations soient portées contre les personnes visées.»

Me Duval n'a pas voulu divulguer le nom des personnes en question. Il a toutefois précisé que ces accusations sont directement en lien avec le dossier criminel de Martin Gélinas.

Rappelons brièvement les faits de ce dossier criminel.

Le 10 juillet dernier, Martin Gélinas avait été déclaré coupable de harcèlement criminel envers l'ancienne directrice des communications de l'UQTR, Guylaine Beaudoin. Il bénéficiera toutefois d'une absolution au terme d'une année, c'est-à-dire dès juillet prochain.

Malgré cela, M. Gélinas a décidé de porter sa cause en appel.

La juge Guylaine Tremblay avait fait remarquer, dans son jugement, que «certains dirigeants de l'UQTR ont instrumentalisé ce conflit entre ces deux personnes (Gélinas et Beaudoin) et ont créé un build-up qui nous amène ici.»

En novembre 2014, Me Duval avait déclaré avoir mis la main sur une nouvelle preuve dans ce dossier qui, si elle avait été connue au moment de ce procès, aurait pu avoir son importance dans le verdict, selon lui.

Il s'agissait, en fait, de deux ententes, dont une datée du 4 mars 2014 selon laquelle Mme Beaudoin aurait reçu de l'UQTR la somme de 182 000 $ au moment de son congédiement. Me Duval estimait que cette entente était «inexplicable» puisqu'en regard des règles d'emploi de l'UQTR, Mme Beaudoin n'aurait pas dû recevoir ces sommes.

Or, Me Duval a annoncé, hier, de nouvelles preuves supplémentaires qui permettraient, selon lui, de démontrer que certaines personnes se sont parjurées et ont fait entrave à la justice, dans

cette affaire.

Ce n'est que si un juge estime suffisantes ces toutes nouvelles preuves que des accusations seraient alors portées, explique le procureur de Martin Gélinas.

Rappelons que le conseil d'administration de l'UQTR se réunit lundi après-midi afin de décider du sort de Martin Gélinas. Ce dernier est présentement suspendu de ses fonctions et risque le congédiement.

«Je réitère que si ça se fait, ça ne se fera pas sans conséquences sérieuses pour ceux qui participeront à cette décision-là, c'est-à-dire qu'ils seront poursuivis», a réitéré Me Duval.

L'avocat a expliqué qu'il n'était pas nécessaire de passer par une enquête de police pour en arriver à une dénonciation.

Selon lui, le Code criminel prévoit qu'un «simple citoyen, comme Martin Gélinas, peut porter une plainte à un juge de paix.»

«C'est une demande, techniquement, qu'on envoie au juge coordonnateur pour qu'il désigne un juge qui entende ça», explique-t-il.

«Dans les circonstances, on va avoir un juge de l'extérieur. C'est assez évident», prévoit Me Duval. «Vous comprenez qu'on parle d'un dossier qui s'est déroulé à Trois-Rivières et l'on parle d'une institution qui est l'Université du Québec à Trois-Rivières», fait-il valoir.

Me Duval explique qu'il devra d'abord «faire entendre un témoin qui viendra faire la preuve des allégations contenues dans le projet de dénonciation qu'on va soumettre au juge.

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