L'ex-propriétaire des bars la Relâche et le Paradoxe en prend pour quatre ans et demi

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Yvon Desrochers a été condamné jeudi à une peine d'emprisonnement de 54 mois.

Photo d'archives: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est une peine d'emprisonnement de 54 mois que doit purger Yvon Desrochers pour avoir été la tête dirigeante d'un réseau de trafic de drogue à Trois-Rivières.

L'homme de 62 ans possédait les bars la Relâche et le Paradoxe. Ces endroits étaient les lieux de trafic par le biais de serveuses qui étaient loin de vendre uniquement de l'alcool. Les clients pouvaient acheter un quart de gramme de cocaïne. Les serveuses touchaient une commission de 5 $ pour chaque quart de gramme vendu à 25 $.

L'enquête lancée par l'Escouade régionale mixte en novembre 2012 a conduit à une perquisition de plus de 200 grammes de cocaïne et plus de 400 grammes de produits servant à couper la drogue dans un entrepôt de la rue de Grandmont en janvier 2013.

Des perquisitions aux domiciles de différents membres du réseau ont permis à la police de saisir plus de 2300 $ en argent liquide, des documents de comptabilité relativement au commerce de cocaïne et une balance électronique.

Yvon Desrochers a été arrêté en janvier 2013. Il a déposé une déclaration incriminante et a décidé de plaider coupable.

Lors des représentations sur sentence tenues jeudi au palais de justice de Trois-Rivières, Me Jean-Marc Poirier a insisté sur le fait que Desrochers dirigeait un véritable réseau impliquant une dizaine de personnes, notamment des serveuses des deux établissements. Ce réseau vendait une drogue dure, un produit à l'origine de plusieurs problèmes sociaux, a rappelé l'avocat de la poursuite. Le réseau a fait le commerce de cocaïne durant environ quatre ans par un système bien structuré sous le couvert de deux bars et Yvon Desrochers faisait le commerce de cocaïne pour l'appât du gain. Voilà pourquoi il a suggéré l'imposition d'une peine d'emprisonnement ferme de cinq ans.

Me René Duval a suggéré l'imposition d'une sentence de deux ans de prison à son client. Me Duval a mentionné durant sa plaidoirie que l'enquête n'a pas démontré que Desrochers menait une vie somptueuse, ce qui pouvait donner une idée des profits découlant du trafic de cocaïne, et qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire.

Desrochers a déclaré faillite depuis et vit de prestations d'aide sociale. Me Duval n'a pas nié le niveau d'importance du trafic, mais il a souligné au juge Jacques Lacoursière que son client a reconnu les faits, qu'il a plaidé coupable et que le rapport prépénal indique qu'il représente un risque assumable pour la société.

Invité par le président du tribunal à adresser quelques mots à la cour, Yvon Desrochers a dit regretter ses gestes en ajoutant qu'il n'aurait jamais dû se porter acquéreur de bars. Cette déclaration de Desrochers n'a pas empêché le juge Lacoursière d'imposer une peine se situant beaucoup plus près de celle suggérée par la Couronne. Le juge a entre autres indiqué que les quantités de drogue saisies étaient importantes et que la cocaïne cause de multiples ravages.

«Il n'y a pas une journée où on ne voit pas devant nous une personne aux prises avec des problèmes de stupéfiants, des personnes qui ont atteint le fond du baril à cause de gens comme vous. Tout ça est le résultat de gens qui, pour l'appât du gain, vendent des stupéfiants. Vous êtes le principal instigateur de cette histoire-là», a déclaré le juge Lacoursière à Yvon Desrochers, qui a encaissé difficilement le verdict de la cour.

La décision du juge Lacoursière est assortie d'une interdiction de posséder des armes à feu durant 10 ans.

Sylvain Massicotte, un individu de 49 ans qui s'occupait de gérer l'entrepôt et d'ensacher la cocaïne dans ce réseau, a écopé en novembre dernier d'une peine d'emprisonnement de trois ans.

Les serveuses qui ont été condamnées dans cette affaire ont principalement reçu des peines d'emprisonnement variant de six à neuf mois.

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