Un ancien portier du bar Le Temple coupable de voies de fait

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Patrick Bellavance saura le 27 février s'il pourra profiter d'une absolution inconditionnelle ou s'il devra purger une peine d'emprisonnement en lien avec un dossier de voies de fait causant des lésions corporelles.

L'ancien portier du bar Le Temple a été reconnu coupable de ce crime en décembre dernier pour des événements survenus en septembre 2010. Lors d'une intervention auprès d'un client, il lui a infligé des blessures en le frappant à coups de poing au visage.

La cause de Bellavance était de retour mardi au palais de justice de Trois-Rivières. Représenté par Me Michel Lebrun, l'homme de 39 ans a précisé à la cour qu'il a quitté le milieu des bars depuis deux ans et demi. Il est surveillant d'élèves dans une école secondaire trifluvienne.

La médiatisation de sa cause l'a récemment privé de salaire durant un mois et demi, car il était sous le coup d'une suspension de la part de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Cette dernière l'a toutefois réintégré après avoir mené une enquête interne ayant conclu que Patrick Bellavance ne représentait aucun danger, selon les paroles prononcées mardi par l'individu qui se décrit comme étant un homme calme ayant agi au meilleur de ses connaissances lorsqu'il était portier.

Me Lebrun a aussi fait témoigner un ancien élève qui a profité de l'encadrement de Bellavance. Passionné d'arts martiaux, l'individu a partagé ses connaissances et a aidé ce jeune immigrant à mieux s'intégrer à son nouveau milieu de vie.

L'avocat de Bellavance estime que son client mérite de recevoir une absolution inconditionnelle de la part du tribunal. Ce père de famille a un emploi, mène une vie exemplaire, a laissé le milieu des bars et avance dans le bon sens.

Malgré le fait qu'il ait déjà profité d'une absolution pour des événements semblables survenus en 2012, Patrick Bellavance peut bénéficier du même traitement de la part de la justice. Il pourrait réaliser des travaux communautaires si la cour estime le tout approprié, croit Me Lebrun.

Me Catherine Lemay considère plutôt que ces deux cas de voies de fait sont les agissements d'un homme ayant un potentiel de violence. L'avocate de la poursuite est d'avis que Bellavance se réfugie derrière son statut de portier pour expliquer ses gestes.

Elle a rappelé ne pas avoir entendu Bellavance s'excuser, ni exprimer de remords. Elle admet que certains cas de jurisprudence font état de personnes ayant eu deux absolutions, mais du même souffle, elle souligne que le présent dossier n'est pas un cas isolé. C'est pourquoi elle suggère l'imposition d'une courte peine d'emprisonnement qui pourrait être purgée de façon discontinue et d'un suivi probatoire.

Me Lemay laisse le soin au juge Jacques Trudel de déterminer le nombre de jours d'incarcération à imposer à Patrick Bellavance s'il décide d'aller dans cette direction.

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