Prostitution au motel Turco: témoignages à visage découvert des policiers

Les policiers avaient fait une descente au motel... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les policiers avaient fait une descente au motel Turco en 2012.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les policiers qui ont infiltré le réseau de prostitution de l'ancien motel Turco de Trois-Rivières pourront témoigner par vidéoconférence, mais à visage découvert, lors de l'enquête préliminaire des trois présumées têtes dirigeantes de l'organisation.

Luc Gendron, 57 ans, Nicolas Lesage, 30 ans, et René Lesage, 59 ans, tous de Trois-Rivières, sont accusés d'avoir tenu une maison de débauche, de proxénétisme et de trafic de stupéfiants. Ces accusations ont été déposées contre ces trois hommes après une enquête menée par la police qui a conduit à une frappe à cet ancien motel en mars 2012.

Selon la preuve récoltée par les forces de l'ordre, la vente de cannabis, de cocaïne, de méthamphétamines et de Viagra se déroulait à ce motel, de même que des activités reliées à la prostitution. Cette preuve découle du travail d'agents d'infiltration qui ont acheté de la drogue au comptoir du motel et qui ont aussi prétendu être des filles intéressées par le travail d'escorte afin de passer une entrevue avec les dirigeants présumés. De plus, des policiers ont fait appel aux services d'escortes dans différents endroits. Ces agents inventaient toutefois une raison à la dernière minute pour annuler le rendez-vous, alors que l'escorte était déjà arrivée au lieu de rencontre.

La défense des trois individus, assurée par Me Michel Lebrun, souhaitait que les agents d'infiltration témoignent à visage découvert et à partir de la salle de cour, soustraits du regard de l'audience par un paravent. La Couronne, représentée par Me Julien Beauchamp-Laliberté, soumettait à la juge Guylaine Tremblay qu'il fallait faire témoigner les agents d'infiltration par vidéoconférence, le visage couvert et la voix trafiquée, de façon à protéger leur identité en raison de la nature de leur travail.

Se basant sur différents cas de jurisprudence, la juge a décidé que les agents d'infiltration pourront témoigner en s'identifiant par le biais d'un code. Ils pourront le faire via le télétémoignage, à partir d'un endroit autre que le palais de justice de Trois-Rivières.

Toutefois, leur visage et leur voix ne seront pas voilés. La juge, les avocats des deux parties et les accusés pourront voir et entendre ces trois témoins, mais le public ne pourra voir les agents d'infiltration.

L'enquête préliminaire des trois accusés aura lieu le 16 avril.

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