21 mois dans la collectivité pour Roger Deshaies

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Un homme de 73 ans de Saint-Tite, qui avait précédemment reconnu sa culpabilité dans le dossier de l'incendie du chalet de Gilles Desrochers, a connu sa sentence, jeudi, au palais de justice de La Tuque. Roger Deshaies a été condamné à 21 mois d'emprisonnement à purger dans la collectivité, en plus de devoir respecter plusieurs conditions et de verser une somme de 30 000 $ à la victime.

À la suite d'une suggestion commune, Roger Deshaies a été condamné à purger une peine dans la collectivité de 21 mois par le juge Jacques Lacoursière. Ce dernier a qualifié de raisonnable la suggestion proposée par les parties. «Je comprends qu'il y a un côté émotif pour vous dans cette histoire-là pour avoir agi comme vous l'avez fait, mais c'est inacceptable et on ne peut pas tolérer ça», a souligné le juge. Ce dernier a également tenu compte de certains facteurs atténuants comme l'offre de remboursement et les problèmes de santé de l'accusé.

Roger Deshaies devra, entre autres, être à son domicile 24 h sur 24 durant les sept premiers mois, sauf pour certaines exceptions comme une urgence médicale.

Il devra également se soumettre à plusieurs conditions. Il lui sera interdit de se trouver dans la ville de La Tuque et à la Zec Bessonne. Il lui sera également interdit de communiquer avec la victime et sa conjointe. Il devra aussi poursuivre son suivi médical et prendre la médication prescrite. Finalement, comme Roger Deshaies l'avait proposé, la somme de 30 000 $ devra être remise à la victime. Par la suite, Roger Deshaies devra se soumettre à une ordonnance de probation de 18 mois.

Rappelons que les événements remontent à novembre 2013. M. Deshaies s'est rendu à son ancien chalet, propriété de la victime au dossier, avec l'intention d'y mettre le feu. L'accusé se serait rendu sur les lieux avec des gallons d'essence et du bois. Le tout a été filmé par des caméras de surveillance. Le bâtiment est une porte totale. L'accusé aurait agi par vengeance.

Lorsqu'il était propriétaire des lieux, Roger Deshaies était un trappeur. Il devait avoir un permis de trappe pour utiliser le chalet. Pour diverses raisons, le septuagénaire de Saint-Tite a perdu son permis de trappe. Il se serait alors senti piégé. Par coïncidence, c'est la victime, Gilles Desrochers, un agent de la faune, qui a obtenu le chalet par tirage au sort. M. Deshaies ne l'aurait jamais accepté.

L'accusé s'est adressé au tribunal. Il a souligné regretter son geste et il a présenté ses excuses à Gilles Desrochers et sa conjointe.

M. Desrochers a adressé une lettre au tribunal dans laquelle il a expliqué en long et en large, les dommages et les impacts de l'événement sur sa situation.

«Cet événement m'a profondément perturbé moi et ma famille. [...] Ma vision de la retraite a complètement changé. C'est très difficile moralement», a ajouté émotivement la victime qui a assisté à toutes les procédures. Il était d'ailleurs content, à sa sortie du palais de justice, de pouvoir tourner la page.

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