Absolution inconditionnelle pour une infirmière qui avait volé des médicaments au CHRTR

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Une absolution inconditionnelle a été accordée à une infirmière du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières qui a admis avoir volé des médicaments, plus précisément des narcotiques, au cours de l'année 2013.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une absolution inconditionnelle a été accordée, lundi, à Maryanne Leblanc, cette infirmière du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières qui a admis avoir volé des médicaments, plus précisément des narcotiques, au cours de l'année 2013.

Le juge Guy Lambert a en effet conclu qu'il était dans l'intérêt de la jeune femme de 28 ans de bénéficier d'une absolution inconditionnelle, telle que le réclamait son avocat, Me Michel Lebrun. Le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, n'était pas en désaccord avec une absolution mais souhaitait tout de même qu'une probation de six mois lui soit imposée. Or, le tribunal a tenu compte du fait que Maryanne Leblanc s'est reprise en main depuis son arrestation. Elle a en effet suivi une thérapie interne pour mettre fin à sa dépendance aux narcotiques et elle a consulté un psychologue. Encore aujourd'hui, elle bénéficie d'un suivi psychosocial. Sa vie personnelle est stable et elle veut réintégrer le marché du travail mais doit évidemment composer avec plusieurs embûches compte tenu de ses démêlés judiciaires.

Selon le rapport présentenciel, le risque de récidive est pratiquement nul car elle dispose de tous les éléments pour redevenir un actif pour la société, bien qu'elle doive prochainement répondre de ses gestes devant le conseil disciplinaire de son ordre professionnel.

Rappelons qu'en décembre 2013, l'infirmière du CHRTR avait été interpellée alors qu'elle avait des narcotiques en sa possession, soit de la morphine et de l'hydromorphone. Elle était employée de l'établissement depuis un an et travaillait notamment dans les secteurs des soins palliatifs et de la médecine générale. C'est sa supérieure qui l'avait dénoncé aux autorités du CHRTR après l'avoir vue subtiliser une fiole de médicaments pendant un inventaire. Une plainte avait par la suite été portée aux policiers. Elle avait alors admis avoir volé de façon occasionnelle des narcotiques pour sa propre consommation personnelle. Elle avait par la suite été congédiée.

Le 17 juillet 2014, elle avait comparu au palais de justice de Trois-Rivières et remise en liberté mais avec de sévères conditions dont celle de ne pas retourner au CHRTR sauf si elle était malade. En septembre dernier, elle avait disposé de ses dossiers et plaidé coupable aux accusations portées contre elle.

Pour rendre sa décision, le juge Lambert a certes tenu compte des facteur aggravants dans cette affaire, notamment la position d'autorité dans laquelle elle se trouvait lorsqu'elle a commis le vol.

D'un autre côté, il estime que l'absolution inconditionnelle ne va pas à l'encontre de l'intérêt public dans cette affaire: Maryanne Leblanc est une femme sans antécédents judiciaires, le risque de récidive est nul, elle a su se reprendre en main, elle a réglé sa problématique de dépendance et elle bénéficie d'un bon soutien psychologique.

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