Le documentaire évoquant l'affaire Cédrika Provencher présenté à Trois-Rivières

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«On veut que le public prenne conscience de ces affaires, comment les enquêtes ont été bâclées et que ce n'est pas normal que ça se passe comme ça», laisse entendre l'ancien ministre de la Justice, Me Marc Bellemare.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Lundi, mardi et mercredi, à 19h, le cinéma Le Tapis rouge présentera le documentaire intitulé Novembre 84, un film qui porte sur les enlèvements et meurtres de plusieurs enfants. Parmi les huit affaires évoquées, on retrouve la disparition de Cédrika Provencher.

Dans le cadre de la première projection, lundi, le public présent pourra rencontrer quatre intervenants du film qui présenteront un complément d'information. Les quatre invités sont le réalisateur Stéphan Parent, l'avocat Marc Bellemare, le chroniqueur judiciaire Claude Poirier de même que Francine Viens, la mère d'une des victimes.

Novembre 84 témoigne d'un important travail d'enquête qui a été fait pour révéler les bavures commises par différents services policiers dans le cadre de l'enquête qui s'est mise en branle à la suite de trois meurtres d'enfants le 1er novembre 1984, et qui ont eu pour effet d'empêcher qu'on fasse la lumière sur ces affaires, permettant peut-être au meurtrier de continuer de sévir dans quelques autres affaires.

L'avocat québécois et ancien ministre de la justice Marc Bellemare s'est associé au film mais également à l'organisation de rencontres entourant les premières projections de l'oeuvre à différents endroits au Québec depuis quelques mois. «On m'a demandé de participer au film, j'ai rencontré les familles des victimes et j'ai émis des opinions qui se retrouvent dans le film, dit-il. Ça part d'une affaire qui a débuté le 1er novembre 1984 alors que trois enfants ont été enlevés et tués à Montréal la même journée. Le réalisateur Stéphan Parent, qui habitait tout près du lieu des premiers meurtres, s'est demandé, trente ans plus tard, ce qu'il était advenu de ces affaires-là. Il a fait enquête, rencontré les familles, a fait sortir les rapports d'enquête et d'autopsie, etc. Tout ça pour s'apercevoir que dans le cadre de l'enquête il y avait eu un conflit entre la Sûreté du Québec et le service de police de la CUM et que des suspects importants avaient été relâchés sans être importunés davantage dont un qui est encore en liberté aujourd'hui. Comme il y a eu d'autres cas non résolus avant et après, c'est ma conviction, comme celle de plusieurs autres personnes, qu'on a affaire à un tueur en série.»

Le film a été présenté à Montréal, Québec et quelques autres endroits cet automne dont Shawinigan. «Il y a un aspect d'information qui est ici très important, de poursuivre Me Bellemare. On veut que le public prenne conscience de ces affaires, comment les enquêtes ont été bâclées et que ce n'est pas normal que ça se passe comme ça. On découvre que plusieurs des choses essentielles à une enquête n'ont pas été faites ou mal réalisées. Ultimement, on souhaite que la Sûreté du Québec ou le SPVM refasse une véritable enquête. Même après trente ans, les éléments existent toujours pour faire une enquête en bonne et dûe forme.»

Évidemment, le fait d'évoquer la disparition de Cédrika Provencher ne manquera pas d'intriguer le public trifluvien même si Marc Bellemare ne souhaite pas créer une commotion particulière. «Ce qu'on veut, c'est que l'information circule. Il n'y a pas de volonté de faire plus de polémique à Trois- Rivières qu'ailleurs même si on sait que ça va susciter un certain intérêt. Le suspect qu'on identifie comme Le chambreur dans le film habite présentement à Trois-Rivières. C'est un individu extrêmement dangereux dont on regrette qu'il n'ait pas été davantage importuné par les forces policières.»

Les gens intéressés à en savoir davantage pourront assister à cet événement public qui se tiendra vers 21h, immédiatement après la projection du film programmée à 19h.

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