Marc Isabelle cité à procès pour agressions sexuelles

Le dossier de Marc Isabelle a été reporté... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le dossier de Marc Isabelle a été reporté au 23 mars.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le musicien et producteur Marc Isabelle a été cité, jeudi, à subir son procès sur 16 chefs d'accusations pour des agressions sexuelles, attouchements sexuels, incitations à des contacts sexuels et voies de fait.

Le dossier a été reporté au 23 mars pour fixer une date de procès. Les faits qui sont reprochés au suspect auraient été commis sur une période de 21 ans, soit entre le 1er septembre 1990 et le 1er janvier 2011. Il aurait fait deux victimes au cours de cette période.Au terme d'un enquête préliminaire qui a permis d'entendre les deux présumées victimes du prévenu, la juge Guy Lambert l'a en effet cité à procès compte tenu de la preuve. Toutefois, le renvoi au procès sur les chefs tels que portés n'était pas contesté par l'avocat de Marc Isabelle, Me Yvan Braun. Le témoignage des deux jeunes femmes était davantage pour lui une occasion d'évaluer la qualité de leur crédibilité.

Jeudi encore, il a profité du contre-interrogatoire de la deuxième présumée victime pour tenter de faire ressortir certaines contradictions et pour préparer sa défense en vue du procès.

Il a notamment insisté sur la nature des cadeaux qu'elle prétendait recevoir après les agressions sexuelles, sur les médicaments qu'elle prenait lorsqu'elle a porté plainte, sur ses liens avec l'autre présumée victime et sur la façon dont elle a réussi à se rappeler les présumées agressions.

Dans le cadre de l'interrogatoire principal mené par la procureure de la Couronne, Me Vicky Belleville, elle disait avoir été abusée et violentée pendant plusieurs années.

Dès que Marc Isabelle avait l'occasion d'être en sa présence, il l'aurait forcée à le caresser, le masturber et à lui faire des fellations. À plusieurs reprises aussi, il aurait eu des relations sexuelles complètes avec elle.

Par contre, elle a indiqué, jeudi, avoir oublié tous ces faits, hormis la violence physique. Il a fallu une chicane professionnelle avec le prévenu pour qu'elle commence à se remémorer certaines images. Ses souvenirs seraient peu à peu remontés à la surface grâce au soutien d'une intervenante du Calacs.

Elle a finalement porté plainte à la fin de 2011 en compagnie de l'autre présumée victime qu'elle connaissait. On sait que dans cette cause, l'avocat de la défense tente de faire ressortir la thèse d'un complot ourdi par les deux plaignantes.

Quant à l'autre présumée victime qui avait témoigné en octobre et novembre dernier, elle soutenait que Marc Isabelle s'était livré à des abus sexuels entre l'âge de 4 et 18 ans.

Dans son cas, il s'agissait surtout d'attouchements, de masturbations et de «presque» fellations pour reprendre son expression. Elle avait aussi prétendu avoir été victime de violence psychologique et physique. Et tout comme l'autre plaignante, elle avait oublié les agressions dont elle aurait été victime. Sa mémoire aurait été refoulée jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte, plus précisément à la fin de sa grossesse en août-septembre 2011, alors qu'elle avait 19 ans environ.

Deux mois plus tard, elle portait plainte contre son présumé agresseur.

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