Pornographie juvénile: Nadeau sera évalué

Denis Nadeau subira une évaluation afin de déterminer s'il doit ou non être... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Denis Nadeau subira une évaluation afin de déterminer s'il doit ou non être déclaré délinquant dangereux ou à contrôler en lien avec un plaidoyer de culpabilité à des accusations de possession et d'accession à de la pornographie juvénile.

Cet homme de 55 ans était de retour au palais de justice de Trois-Rivières lundi après avoir plaidé coupable à ces accusations en décembre. Le juge Jacques Lacoursière a acquiescé à la demande d'évaluation déposée par Me Louis-Charles Bal, procureur aux poursuites criminelles et pénales. L'avocate de Nadeau, Me Karine Bussière, ne s'est pas opposée à cette requête de la partie adverse, en raison notamment de la jurisprudence en la matière.

Denis Nadeau avait été arrêté en novembre 2013 dans le cadre d'une opération de la Sûreté du Québec. Cette opération avait permis de trouver chez lui une clé USB sur laquelle se trouvaient une trentaine de fichiers de pornographie qui avaient été effacés et qui mettaient en scène des fillettes et des bébés agressés sexuellement.

Me Bal a rappelé au juge Lacoursière que celui qui est détenu depuis novembre 2013 a des antécédents en matière de crimes sexuels. Il a été condamné à 18 mois d'emprisonnement pour des agressions sexuelles commises sur des mineures en 2005. Deux ans plus tard, plus de 9000 fichiers photos et vidéos de pornographie impliquant des adultes et des enfants ont été saisis à son domicile.

Il a également écopé d'une peine de 23 mois de prison pour avoir comploté, toujours en 2007, dans le but de commettre des attouchements sexuels sur une mineure de 12 ans dans une halte routière. Le hic, c'est que la mineure était en réalité une agente double.

La cause de Denis Nadeau sera de retour en cour le 5 mars. Me Bal a déjà avisé le tribunal qu'il se prépare à demander l'imposition d'une peine supérieure à deux ans d'emprisonnement pour le présent dossier.

Me Bussière croit qu'en raison de la quantité de fichiers saisis en novembre 2013, une peine d'emprisonnement de moins de deux ans serait davantage appropriée.

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