Individu barricadé: Yves Dufour devra subir une évaluation psychiatrique

Yves Dufour a créé tout un branle-bas de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Yves Dufour a créé tout un branle-bas de combat sur le boulevard Thibeau dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, samedi dernier, en se barricadant dans son logement. Il fait face à cinq chefs d'accusation en lien avec l'utilisation d'une arme à feu.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Yves Dufour, cet homme qui s'est barricadé dans son appartement du boulevard Thibeau à Trois-Rivières pendant 14 heures samedi dernier, devra subir une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle.

Lors de sa comparution au palais de justice de Trois-Rivières lundi matin, son avocat, Me Michel Lebrun, a en effet indiqué à la juge Dominique Slater que son client était apte à comparaître mais qu'il serait opportun d'évaluer sa responsabilité criminelle compte tenu des propos incohérents tenus lors du délit.

On sait que le suspect avait lui-même contacté les policiers par le biais du 911. Il semblait alors fortement intoxiqué par les stupéfiants et même en psychose. Et lorsqu'il a été interrogé par les policiers à la suite de son arrestation, il disait ne se rappeler de rien. D'ailleurs, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, était elle aussi du même avis, à savoir qu'une évaluation psychiatrique s'imposait. 

La juge l'a donc envoyé subir cet examen au Centre régional de santé mentale dès qu'une place sera disponible. Dufour devra toutefois demeurer détenu durant ces procédures puisque la Couronne s'est objectée à sa remise en liberté. Le prévenu a non seulement des antécédents judiciaires en matière de drogue et menaces mais il aurait aussi des liens avec le crime organisé. Il lui était notamment interdit d'avoir des armes en sa possession, et ce, pour toute sa vie. 

Lundi, il a été formellement accusé de cinq chefs d'accusation en lien avec les armes à feu, soit d'avoir mal entreposé des armes à feu, d'avoir eu en sa possession un fusil de marque Endfield 1871 modèle MKIII pendant que cela lui était interdit, d'avoir utilisé cette arme d'une manière négligente, d'avoir eu en sa possession une arme dans un dessein dangereux et de ne pas avoir eu les permis nécessaires pour posséder cette arme. 

Vers 1 h 30 samedi matin, le forcené se serait rendu à la porte de ses voisins armé d'une bonbonne de poivre de Cayenne en tenant des propos dénués de sens. Vers 3 h, il aurait lui-même téléphoné aux policiers pour leur demander de l'aide. Sur les lieux, les agents ont tôt fait de constater que l'homme avait une arme entre ses mains. Il se trouvait alors seul dans son logement.

En quelques minutes, son immeuble a été évacué, ainsi que certaines résidences avoisinantes par mesure de prévention. Un périmètre de sécurité d'un kilomètre a été érigé. Vers 11 h 30, à la demande des policiers de Trois-Rivières, le groupe d'intervention tactique (GIT) de la Sûreté du Québec a pris la relève, élargissant le périmètre de sécurité. Vingt agents de la SQ ont participé à l'intervention, appuyés par un véhicule blindé et des maîtres-chiens. À 16 h 40, l'homme s'est rendu sans résistance aux membres du GIT. Il sera ramené en cour le 3 février.

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