Un remorqueur coule à Trois-Rivières

Un remorqueur amarré à Trois-Rivières a partiellement coulé... (Photo fournie par François Gervais)

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Un remorqueur amarré à Trois-Rivières a partiellement coulé dans le fleuve Saint-Laurent.

Photo fournie par François Gervais

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(Trois-Rivières) Un remorqueur amarré au port de Trois-Rivières a sombré vendredi dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Selon le président-directeur général du Port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, cette situation aurait pu être évitée, car l'entreprise propriétaire du Chaulk Determination a été avisée à deux reprises que l'état de son navire était précaire et que des bris pouvaient survenir pendant l'hiver.

Le bateau accosté au quai numéro 1 depuis plusieurs mois a pris l'eau vraisemblablement en raison d'un problème de canalisation. En après-midi vendredi, le remorqueur était incliné vers le quai et avait cessé de couler. L'arrière du navire est maintenant accoté sur le fond du fleuve, peu profond à cet endroit du port. Personne n'était sur place lorsque le bateau a commencé à sombrer. 

Le Chaulk Determination, nommé le Commodore Straits avant 2013, est à Trois-Rivières pour hiverner. Durant cette période, les salles des machines ne sont pas chauffées, ce qui a pour conséquence de geler les conduites d'eau utilisées pour refroidir les moteurs lorsque le remorqueur est en fonction. «Ce n'est pas grave que ces conduites gèlent. Ce qui est plus grave, c'est le redoux. Il y a alors des risques de bris. C'est ce qui s'est probablement passé», précise le président-directeur général du Port de Trois-Rivières.

«On s'attendait à ce que ce bateau ait des problèmes lors du prochain dégel. On peut penser, pratiquement sans l'ombre d'un doute, que ce soit ça le problème. L'eau s'est infiltrée dans la salle des machines et il a coulé au quai.»

Se doutant des risques, la direction du Port de Trois-Rivières a alerté à deux reprises les autorités compétentes et le propriétaire du remorqueur, l'entreprise Chaulk Air de Moncton. «Nous avons manifesté nos inquiétudes il y a plusieurs semaines. La Garde côtière canadienne avait réussi à parler avec le propriétaire qui devait s'occuper du problème», précise Gaétan Boivin. 

«Mais personne n'est jamais venu faire des travaux sur le navire. Ça nous inquiétait. Nous avons donc relancé Pêches et Océans Canada, le ministère de l'Environnement du Canada, la Garde côtière et le propriétaire le 22 décembre. L'incident aurait donc pu être évité. C'est clair que ça aurait pu être évité.»

Du carburant déversé

Du carburant a été déversé dans le fleuve. Une entreprise spécialisée a d'ailleurs été demandée sur place vendredi afin de limiter les dégâts environnementaux. Un intervenant d'Urgence-Environnement a de plus été dépêché sur les lieux. Des estacades ont d'ailleurs été installées sur le fleuve afin de contrôler le déversement de diesel. On ne sait toutefois pas encore quelle quantité de carburant a été déversée dans le fleuve. Un autre remorqueur a de plus été utilisé pour stabiliser le navire coulé et pour installer les estacades.

«Le ministère du Développement durable, de l'Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques s'assure que les mesures nécessaires sont mises en place afin d'assurer la sécurité de la population et la protection de l'environnement», soulignait vendredi le ministère par voie de communiqué. 

La Garde côtière canadienne est responsable de la suite des choses. Elle devrait établir un plan de renflouement avec le propriétaire du remorqueur construit en 1966. «Il n'y a aucune responsabilité du Port de Trois-Rivières. La seule chose qu'on pouvait faire et que nous avons faite, c'est d'aviser les autorités du danger que nous jugions immédiat», note Gaétan Boivin.

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