Château d'eau: Michel Gélinas est remis en liberté

Michel Gélinas avait grimpé sur le château d'eau de... (PHOTO: STÉPHANE LESSARD)

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Michel Gélinas avait grimpé sur le château d'eau de Louiseville le 10 novembre dernier pour revendiquer le droit de voir ses enfants.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

Michel Gélinas, cet individu qui a grimpé sur le château d'eau de Louiseville une deuxième fois le 10 novembre dernier pour revendiquer le droit de voir ses enfants, a été remis en liberté dans le cadre de sa sentence jeudi.

La juge Dominique Slater a en effet conclu que le temps déjà purgé depuis son arrestation était suffisant dans les circonstances et répondait aux critères de dénonciation et de dissuasion. Sa détention préventive a en effet été calculée à temps et demi de sorte qu'il a passé l'équivalent de 59 jours derrière les barreaux.

Par contre, le tribunal lui a imposé une probation de trois ans avec de sévères conditions. Gélinas devra poursuivre son suivi médical, respecter les consignes de son agent de probation, prendre sa médication, se soumettre à un suivi avec son intervenante sociale et avec Domrémy. Il lui sera interdit de prendre des stupéfiants. 

Qui plus est, il aura quatre mois pour réaliser les 40 heures de travaux communautaires qu'il n'avait pas faits dans le cadre de sa première sentence pour le même délit. 

Rappelons que Michel Gélinas a plaidé coupable à quatre chefs d'accusation, soit méfait en empêchant, interrompant ou gênant l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime de la route 349, et à trois bris de probation pour avoir omis de garder la paix, ne pas avoir effectué ses 40 heures de travaux communautaires et ne pas avoir complété une thérapie à Domrémy.

La Couronne, Me Julie Forget, avait réclamé une peine de trois mois de prison, en insistant sur l'aspect dissuasif. La défense, Me Karine Bussière, avait plutôt demandé que sa sentence soit le temps déjà purgé en plaidant le principe de réhabilitation. Hier, elle a rappelé que l'individu qui avait bloqué le pont Champlain avait d'ailleurs bénéficié d'une absolution. 

La juge a certes tenu compte des facteurs aggravants comme les antécédents judiciaires de Michel Gélinas. Elle lui a rappelé qu'il avait commis une récidive et que son geste était dangereux. Qui plus est, il avait mobilisé des ressources importantes pendant plusieurs heures autour du château d'eau. «Ce n'est pas parce que vous n'êtes pas d'accord avec quelque chose ou que vous êtes frustré que vous pouvez agir de cette façon. Les coups d'éclat n'amélioreront pas votre sort», a-t-elle mentionné. 

Sachant que son dossier de garde d'enfants n'est pas encore réglé, elle l'a prévenu de ne pas refaire un tel geste dans un autre bâtiment étant donné que le château d'eau a été condamné. 

Par contre, elle a aussi pris en considération sa problématique de santé mentale, le changement apporté dans sa médication (il reçoit désormais des injections), le soutien de sa famille, son plaidoyer de culpabilité, sa thérapie à Domrémy et son suivi médical. Elle a donc estimé qu'une peine de détention supplémentaire ne s'imposait pas dans les circonstances.

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